Un régime minceur à 300 millions de dollars pour ordinateur portable

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L’avenir du laptop se trouve dans la finesse et la légèreté. Mais à des prix raisonnables. Une évolution qu’Intel compte accélérer en soutenant les constructeurs à hauteur de 300 millions de dollars.

En associant légèreté, finesse et performances, les ultrabooks s’inscrivent comme le format de laptop idéal à transporter et peut, s’il est doté d’un écran tactile, proposer une alternative crédible aux tablettes. Les utilisateurs d’un MacBook AIR d’Apple ou, plus récemment, du Serie 9 de Samsung peuvent en témoigner. Problème! Ce sont souvent des machines onéreuses.

C’est pour tenter de rendre les prix plus compétitifs que Intel Capital, la branche investissement d’Intel, va distribuer 300 millions de dollars dans les entreprises recherchant des technologies améliorant les ultrabooks, annonce ITespresso.fr. Le fond se concentrera sur les technologies permettant une plus grande autonomie des ultrabooks, des composants plus fins, une expérience utilisateur originale basée sur le tactile et des technologies de plate-forme.

L’objectif d’Intel est de fusionner l’expérience utilisateur offerte par les tablettes aux capacités et à la puissance des ordinateurs portables. « Le fond Intel Capital Ultrabook fund se concentrera sur les investissements dans les entreprises développant des technologies qui vont aider à révolutionner l’expérience informatique et transformer les ordinateurs portables d’aujourd’hui en les prochains appareils “à avoir” », explique Arvind Sodhani, président d’Intel Capital, par voie de communiqué.

Le tout aux « prix du marché » explique le fondeur de Santa Clara. Dean McCarron, principal analyste de la firme Mercury Research explique à PCWorld que ce prix sera probablement de 800 dollars, ou moins. En particulier une première vague d’ultrabooks « nouvelle génération » est prévue pour la fin de l’année, portée notamment par des modèles d’Asus (UX21) et d’Acer (Aspire 3951, que la rumeur anticipe pour octobre), dont les prix sont estimés entre 800 et 1000 dollars. Ils n’auront pas d’écran tactile, mais en s’appuyant sur l’architecture processeur Sandy Bridge (Intel Core ix), ils bénéficieront de gains d’autonomie et de capacités graphiques importants.

La prochaine vague s’appuiera sur l’architecture Ivy Bridge, encore plus puissante et économe, et Windows 8 qui sera le premier OS de Microsoft pensé pour les écrans tactiles, et adapté tant aux tablettes qu’aux PC. En 2013, arriveront enfin les puces « Haswell », qu’Intel annonce comme moitié moins gourmandes que ses technologies actuelles.

Si cette vision s’avère juste et que netbooks et tablettes restent un marché de niche, le couple Wintel pourrait bien prendre l’ascendant sur la concurrence qui émerge du côté des architectures processeurs ARM et de l’OS mobile Android. Accessoirement, c’est aussi une façon pour Intel d’assurer de la fidélité à son égard des constructeurs tentés par la concurrence d’AMD qui, à travers son architecture Fusion qui intègre GPU et contrôleur mémoire au CPU, vise notamment à permettre l’émergence de nouveaux formats d’appareils informatiques.


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