Web: le contrôle parental gratuit disponible chez la plupart des FAI

Régulations

Pour autant, il semble encore peu utilisé par les internautes

Selon une étude de Médiamétrie, 71% des parents d’enfants âgés de 6 à 15 ans ne leur donnent

“pas accès librement” à Internet, estimant que la navigation pourrait être dangereuse. Mais désormais, protéger les enfants des contenus choquants du Web (et ils sont nombreux!) sera plus simple en France. En septembre dernier, le gouvernement avait souhaité une activation automatique – et non plus optionnelle-, des logiciels de filtrage ou de contrôle parental. Après négociations, gouvernement et FAI se sont mis d’accord. Les fournisseurs d’accès devaient proposer un logiciel de contrôle parental gratuit au cours du premier trimestre 2006. C’est aujourd’hui chose faite. Selon le ministre délégué à la Famille Philippe Bas, 80% des fournisseurs d’accès à Internet (FAI) en France mettent désormais à la disposition de leurs abonnés des logiciels de contrôle parental “gratuits, performants et faciles à installer” (voir encadré). Disponibles mais peu utilisés. Wanadoo ne précise pas combien d’abonnés brident Internet pour leurs enfants mais souligne que l’outil ne concerne “pas un nombre important”. Chez AOL, seuls 250.000 foyers ont activé le contrôle parental. “C’est quand même faible”, note Laurence Bret, directrice marketing produits, en rappelant que cet outil est disponible gratuitement depuis 2000. D’après une liste publiée mercredi par le ministère délégué à la Famille, Wanadoo, Alice/Telecom Italia, AOL, Free, Numéricable et Club Internet/T-Online proposent désormais l’outil, tandis que Neuf Cegetel, Télé 2 et UPC Noos vont le faire “dans les meilleurs délais”. Pour autant, si ce type d’outils peut s’avérer efficace (encore que: il suffit de taper l’inoffensif mot ‘Zoo’ dans Google pour tomber immanquablement sur des sites de zoophilie…), ils ne remplaceront jamais l’oeil attentif des parents ou des enseignants. Gratuit et systématique

Les nouveaux abonnés devront passer, à l’occasion de leur inscription ou de la configuration de leur ordinateur, par une page de formulaire leur proposant le contrôle parental, et ils ne pourront pas poursuivre la procédure sans y avoir répondu. Ce logiciel de contrôle parental “devra répondre à un cahier des charges très précis en termes de fonctionnalités: il offrira notamment des services différenciés (listes blanches, listes noires) selon que l’utilisateur est un enfant ou un adolescent”, selon le ministère de Philippe Bas. Ces logiciels fonctionnent sous deux principes: un principe de liste blanche pour les plus jeunes enfants (qui) n’auront accès qu’à une liste de sites recommandés, et un principe de liste noire d’exclusion de sites soit pornographique soit d’incitation à la haine, faite sur la base d’analyse sémantique. Parallèlement, les pouvoirs publics et les FAI vont organiser des campagnes de communication “afin de sensibiliser enfants et parents à ces problématiques et permettre d’installer gratuitement ces outils de protection”. Le 15 mai, le ministère de la Famille lancera une campagne d’information pour inciter les parents à installer des logiciels de contrôle parental sur leur ordinateur. Enfin, un comité de suivi a été mis en place pour “suivre attentivement” le respect de ses engagements.


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