Wind: Romiti prépare une nouvelle offre

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L’homme d’affaires italien avait fait une première offre à 12 milliards d’euros sur l’opérateur mobile, refusée par son propriétaire, la compagnie d’électricité Enel

Cesare Romiti ne lâche pas l’affaire. Le consortium emmené par l’homme d’affaires italien travaille à une nouvelle offre pour Wind, la branche télécoms du groupe de services collectifs Enel.

Et cette offre pourrait être astronomique. La première proposition de Cesaere Romiti valorisait en effet l’opérateur italien à 12 milliards d’euros! Nul doute que quelques milliards supplémentaires seront mis dans la balance. La bulle télécom est-elle de retour? Un porte-parole a également confirmé que l’offre serait probablement présentée avant le 15 janvier. Enel a rejeté la première proposition, la jugeant en deçà de ses attentes. Le groupe industriel explique qu’une introduction en Bourse reste son choix de prédilection et qu’en conséquence il commencera d’étudier la question l’an prochain, tout en restant disposé à examiner d’autres propositions pour autant qu’elles valorisent Wind de manière “adéquate”. On se souvient que France Télécom, pressé de reconstruire sa trésorerie, avait cédé ses parts dans Wind (26%) il y a deux ans, à Enel, un partenaire. Le montant de la vente s’était élevé à 1,5 milliard. Enel et France Télécom s’étaient alliés il y a six ans pour lancer Wind, le deuxième opérateur télécoms italien. Ce dernier est devenu le numéro trois des mobiles en Italie (8,1 millions d’abonnés) et le numéro deux de la téléphonie fixe. En novembre, la presse italienne faisait d’ailleurs état de discussions entre Enel et France Télécom pour la reprise de 100% de Wind. Wind, lourdement endetté, est le troisième opérateur italien de téléphonie mobile mais peine dans la téléphonie fixe face à l’hégémonie de Telecom Italia. Son endettement s’élevait à 6,6 milliards d’euros à la fin septembre. Les analystes évaluent l’opérateur à quelques quatre milliards d’euros. Le groupe a réalisé en 2003 un chiffre d’affaires de 4,383 milliards d’euros, en hausse de 11,8% sur 2002 et a subi une perte nette de 588 millions en 2003, réduite par rapport aux 900 millions perdus en 2002. La société prévoit d’atteindre un résultat net positif pour 2005.


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