4e licence mobile : une pétition sur le Web soutient Free

Régulations

Pour les instigateurs de la pétition, Free doit obtenir la 4è licence 3G

Dans sa quête pour obtenir une licence mobile, Free (groupe Iliad), le bulldozer des fournisseurs d’accès internet (FAI) a fait des émules. Une association de « futurs utilisateurs de Free Mobile » a mis sur pied une pétition destinée à soutenir le FAI dans sa démarche.

En effet, lors de l’appel à candidature lancé par l’Arcep (le régulateur des télécoms) pour l’attribution de la quatrième licence, Free s’était porté volontaire. A une condition toutefois : que le paiement de la licence (619 millions d’euros) soit étalé. Les trois opérateurs mobiles majoritaires, menacés par l’émergence d’un nouvel acteur s’étaient opposés avec force à une telle faveur. Le dossier n’avançant pas, le gouvernement avait fini par proposer trois nouveaux scénarios, dont l’un, propose un morcellement de la licence.

Aujourd’hui, Free se dit prêt à devenir un opérateur mobile. Le FAI est tout disposé à n’obtenir même qu’une partie des fréquences mises en vente. Free souhaite devenir propriétaire de son propre réseau, sans dépendre ni d’Orange, d’SFR ou de Bouygues Telecom.

Pour les activistes à l’origine de la pétition, le lobbysme très actif des trois opérateurs mobiles majoritaires constitue le principal frein à l’attribution d’une licence mobile à Free. La pétition avance également que l’amitié entre

Nicolas Sarkozy et Martin Bouygues, le p-dg du groupe Bouygues, a pu être à l’origine du blocage.

Tout dernièrement, Bouygues Télécom a marqué son hostilité aux velléités de Free. Pour le troisième opérateur français, Free, propriétaire d’Alice, ne dispose pas de la puissance financière suffisante.

Malgré tout, le lancement d’une pétition de soutien souligne une donnée en évidence : l’émergence d’un nouvel acteur dans la téléphonie mobile revêt une importance capitale aux yeux d’une partie des consommateurs.

A ce jour, le marché français du mobile, reste, malgré les fréquentes dénégations des trois opérateurs majoritaires, l’un des plus verrouillés d’Europe. Et Free compte bien jouer le rôle de serrurier.


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