Ericsson teste l’antenne-relais actionnée par la force éolienne

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L’équipementier suédois va expérimenter un nouveau modèle d’antenne-relais, à l’impact environnemental réduit

L’équipementier suédois Ericsson poursuit sa redéfinition du concept d’antenne-relais de téléphonie mobile. Lancées l’année dernière, les ‘Tower Tube’ ont pour vocation de modifier la forme et la perception d’équipements souvent décriés pour leur côté inesthétique.

La dernière évolution de ce nouveau type d’antenne-relais reprend le même principe que les précédentes, à savoir l’ensemble de la structure de l’antenne enfermée dans une tour de béton de taille variable. L’innovation proviendrait en fait d’une hélice circulaire posée sur la tour.

Actionnée par le vent, l’hélice génèrerait l’énergie nécessaire au fonctionnement de la station. Le haut de la tour, évidé, permettrait de créer une ventilation naturelle, une ingénieuse manœuvre qui éviterait tout recours à un système de climatisation. En outre, « l’absence de recours à des énergie traditionnelles comme l’électricité ou le moteur diesel » favorisent la réduction de l’impact environnemental, précise Olivier Cimelière, un porte-parole de l’équipementier.

Les ‘Tower Tube’ occasionnent, selon Ericsson, une réduction de l’impact environnemental de l’ordre de 30%, une réduction rendue possible grâce aux matériaux utilisés, au mode de production et au transport. Les tours peuvent également être peintes suivant la dominante de couleur du site d’implantation. L’armature de béton permettrait également de mettre les équipements à l’abri de tout acte de vandalisme éventuel.

Une série de tests menés par Ericsson et ses partenaires, la société Vertical Wind AB et l’université d’Uppsala en Suède, devraient permettre de savoir si tour et hélice fonctionnent bien ensemble. En cas de réussite, la commercialisation pourrait bien être la prochaine étape, même s’il est « un petit peu tôt » pour le dire. Les premières discussions semblent déjà avoir débuté.

« Nous sommes en discussion avec des opérateurs. Ils sont notamment intéressés par la baisse des coûts d’exploitations et par la réduction de leur emprunte environnementale« , indique Olivier Cimelière.

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