Télégrammes : Dropbox accélère sur l’Europe, Google houspillé en Angleterre, Microsoft Mobile s’invite chez Acer, TSMC récupère l’A10 d’Apple.

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Les écolos et Jean-Marc Ayrault font leur retour au gouvernement tandis qu’Axelle Lemaire conserve le Numérique. Les télégrammes, eux, restent inflexibles dans l’édition du soir.

  • Dropbox se renforce en Europe. Dropbox annonce l’ouverture de deux nouveaux bureaux en Europe. L’un à Amsterdam (Pays-Bas), l’autre à Hambourg (Allemagne). L’équipe d’Amsterdam sera dirigée par Chris Moojen, ancien responsable des ventes de Google For Work du Benelux après avoir été en charge de l’Innovation en Europe pour Google. Depuis Hambourg, Oliver Blüher supervisera les marchés allemand, autricien et suisse. Il était précédemment en charge de l’offre Cloud Entreprise de SAP. Ces deux nouvelles vitrines du service de stockage Cloud s’ajoutent à celles de Dublin en Irlande, le siège européen ouvert il y a trois ans, suivi de Londres et Paris inaugurés en 2015. L’Europe constitue « une part significative », mais non précisée, des 75% des utilisateurs de Dropbox situés en dehors des Etats-Unis, souligne l’entreprise. L’ouverture de ces nouveaux bureaux confirme la volonté du fournisseur de service Cloud d’accélérer le développement de son offre en direction des entreprises. Notamment en s’engageant à héberger leurs données sur le sol européen. A partir du troisième trimestre 2016, Dropbox s’appuiera sur le datacenter d’Amazon Web Services situé en Allemagne.
  • Google taclé au Parlement britannique. Matt Brittin, le président de Google en Europe, et Tom Hutchinson, vice-président de Google Inc se souviendront de leur passage à la chambre basse du royaume britannique. Ils devaient répondre de la signature à la fin janvier d’un accord avec le fisc britannique pour verser 130 millions de livre sterling (171 millions d’euros) au titre d’arriéré fiscal. Un montant que plusieurs parlementaires travaillistes, mais aussi des responsables conservateurs, jugent dérisoire. La présidente de la Commission des comptes a sonné la charge en affirmant que Google avait réalisé un chiffre d’affaires de 1,18 milliard de livres et dégagé un profit de 106 millions de livres lors des derniers 18 mois. Point d’orgue des débats, elle demande à Matt Brittin de donner son salaire. Ce dernier a répondu : « Je n’ai pas le chiffre mais je vous le donnerai volontiers. » Il a également essayé de se défendre sur l’idée que Google ne serait imposé qu’à hauteur de 3%. « Ce n’est pas le cas, notre taux d’imposition est de 20% », a-t-il déclaré.
  • Microsoft place ses applications mobiles chez Acer. A défaut de réussir à vendre ses smartphones sous Windows Mobile, Microsoft compte bien imposer sa présence sur le marché mobile. Notamment en diffusant ses applications sur les plates-formes concurrentes Android et iOS. L’entreprise de Redmond vient de passer un accord avec Acer visant à intégrer, à partir du deuxième trimestre, ses applications sur les smartphones et tablettes du constructeur taïwanais. Particulièrement la suite bureautique (Word, Excel, PowerPoint, Outlook, OneNote) accompagnée de OneDrive et Skype. Acer succède à LG (avec le G Pad II), Samsung (Galaxy S6) ou encore Sony (Xperia Z4). Au total, Microsoft aurait signé 74 partenariats de ce type dans 25 pays, rapporte BidnessEtc.
  • TSMC graveur exclusif de l’A10. Les relations commerciales entre Apple et Samsung ne s’arrangent guère. Ce dernier aurait perdu le marché de production du prochain processeur pour l’iPhone 7, l’A10, au profit du fondeur taïwanais TSMC, rapporte le site chinois The Electronic Times. Samsung paierait les défauts de gestion d’énergie constatés avec l’A9 qu’il produisait en parallèle de TSMC. Si Apple n’a jamais officiellement accusé Samsung de défaillance dans la qualité de sa production, les puces du taïwanais affichait des performances supérieures avec 2 heures d’autonomie supplémentaires des iPhone. Il se pourrait aussi qu’Apple, qui a revu à la baisse ses futures ventes de smartphones, n’ai désormais besoin que d’un seul fournisseur, qui plus est lorsque celui-ci est en mesure d’assurer une gravure des transistors en 10 nanomètres (nm) contre 14 nm pour Samsung (sur l’A9).
Crédit photo : Aleksandar Mijatovic-Shutterstock

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