Télégrammes : Galaxy S9 en développement, iPhone 9 en 5G, CNIL prudente sur les GAFAM à l’école, Microsoft rachèterait Hexadite

Gestion des réseauxMobilitéRégulationsRéseauxSécuritéSmartphonesSurveillance

Avant de plonger dans le viaduc de l’Ascension sous des températures plus que clémentes, il est temps de lire les télégrammes du soir.

Galaxy S9 déjà en développement. Samsung ne se repose pas sur ses lauriers avec le succès du Galaxy S8. Le fabricant coréen travaille déjà sur la prochaine itération de son smartphone haut de gamme. La presse coréenne, The Bell, indique que ce projet a déjà un nom de code « Star » pour le S9 et « Star 2 » pour le S9+. Pour mémoire le S8 avait pour nom de code « Dream » et le futur Galaxy Note 8 « Great ». Certaines spécifications du S9 sont attendues comme le processeur Qualcomm 845, une double caméra et un lecteur d’empreinte intégré dans l’écran. Le S9 pourrait sortir au mois de mars 2018.

Apple teste la 5G. La Federal Communications Commission (FCC), l’équivalent de notre Arcep aux Etats-Unis, a accordé une licence expérimentale à Apple pour tester les ondes millimétriques. Ces fréquences ultra élevées (au-delà de 6 GHz) s’inscriront de toutes évidences dans les usages de la future 5G pour améliorer les débits (de l’ordre de 10 Gbit/s) et réduire la latence (à moins de 1 milliseconde). Ce qui ouvrira la voie à de nouvelles applications autour de la réalité augmentée/virtuelle, le pilotage de machines à distance voire l’autonomie complète des véhicules connectés. « Ces évaluations fourniront des données d’ingénierie pertinentes pour l’exploitation de dispositifs sur les futurs réseaux 5G des transporteurs sans fil », a justifié Apple à la FCC dans sa demande, selon des informations rapportées par Business Insider. Autrement dit, la licence permettra à Apple de tester la 5G pour ses futurs terminaux. Des rumeurs évoquent l’iPhone 9 mais cela nous paraît un peu précoce. Deux sites en Californie seront choisis pour mener les tests qui ne dépasseront pas un an, selon Apple. Mais la 5G mobile n’est pas annoncée avant 2020 même si les opérateurs américains AT&T et Verizon programment la commercialisation de la 5G « fixe » (en alternative à la fibre) dès 2018.

Outils numériques dans l’éducation : prudence pour la CNIL. Quelques jours après un courriel de Mathieu Jeandron, le directeur du numérique (DNE) de l’Education Nationale, ouvrant la voie à une utilisation des outils des Gafam dans les écoles de la République, la CNIL publie un appel à un meilleur encadrement des services numériques dans l’éducation. Certes, la Commission n’évoque pas explicitement le cas des Gafam, mais indique clairement que la version actuelle du projet de Charte de confiance, auquel les Google, Microsoft et autre Apple se sont référés pour amender leurs conditions générales d’utilisation spécifiques à l’éducation, ne suffit pas. « Compte tenu de la sensibilité des données en jeu, cette charte devrait se traduire par un encadrement juridique contraignant tant en ce qui concerne la non utilisation des données scolaires à des fins commerciales, l’hébergement de ces données en France ou en Europe ou encore l’obligation de prendre des mesures de sécurité conformes aux normes en vigueur », écrit la CNIL. Cette dernière rappelle qu’elle a été saisie du projet de charte, un document annoncé en mars 2016 par Najat Vallaud-Belkacem et qui était initialement attendu pour janvier dernier, et qu’elle a transmis sa position au ministère en avril dernier. La Commission assure, à ce stade, ne pas avoir reçu de réponse à ses observations.

Microsoft rachèterait Hexadite. Le journal israélien Calcalist annonce que la firme de Redmond est prête à mettre 100 millions de dollars pour acquérir Hexadite. Cette société propose une solution, AIRS, basée sur l’intelligence artificielle pour détecter, trier et adresser les petites attaques réseaux. Moins connues que les grandes, elles peuvent atteindre 10 000 charges par mois au sein d’une entreprise. Ces dernières ont donc besoin de solutions automatisées pour assurer cette protection. La start-up, dont le siège sociale est à Boston et la R&D à Tel Aviv, a levé 10,5 millions de dollars avec des investisseurs tels que HP Ventures, YL Ventures, TenEleven Ventures et Moshe Lichtman d’Israel Venture Partners. Mosche Lichtman a passé 10 ans chez Microsoft et a pu faire le lien avec son ancien employeur. Ni Microsoft, ni Hexadite n’ont confirmé l’acquisition qui devrait se finaliser dans quelques semaines.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur