Antitrust\Intel : la Commission européenne a des preuves

Régulations

Bruxelles serait sur le point de lancer une procédure contre le fondeur

Des preuves. C’est tout ce qu’il manquait à la Commission européenne pour disposer de bases solides pour prouver la culpabilité d’Intel. Selon l‘AFP, Neelie Kroes, la redoutée commissaire européenne chargée de la concurrence a rassemblé assez d’éléments pour prouver l’abus de position dominante d’Intel.

Les accusations portées à l’encontre du fondeur datent de plusieurs années. Rappelons que depuis six ans, la Commission mène une enquête pour déterminer si les pratiques d’Intel sont conformes aux lois de la concurrence. Pour mémoire, le géant de Santa Clara concentre à lui seul plus de 80% de parts de marché du secteur des processeurs.

Une série de faits mettent le géant dans une situation gênante. Intel aurait, entre autres, rabaissé ses tarifs et exercé des pressions sur différentes entreprises, les forçant ainsi à choisir son matériel, au lieu de celui fabriqué par AMD, son principal concurrent. Rappelons que la justice américaine avait également entamé des poursuites contre Intel.

Au mois de mars dernier, le géant des micro-processeurs avait dépêché son p-dg à Bruxelles, Paul Otellini, pour tenter de convaincre les autorités européennes de sa bonne foi. Ses paroles n’ont, semble-t-il, eu aucun effet.
Si la culpabilité du fondeur était confirmée, ce dernier devra s’acquitter d’une amende pouvant représenter 10% de ses ventes annuelles, soit 2,6 milliards d’euros.
Bruxelles devrait statuer sur le cas d’Intel d’ici quelques mois. Le fondeur dispose d’un délai supplémentaire pour tenter de convaincre la Commission. Avec Microsoft, l’exécutif européen s’était montré inflexible. Intel ne devrait pas provoquer plus de magnanimité.

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