Avis d’experts – Vekia : SaaS et Supply Chain, les 5 préjugés que vous devez oublier

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Les solutions SaaS se présentent comme une tendance de fond pour le futur de la Supply Chain et constituent une transformation à anticiper pour les DSI

Le SaaS est apparu dans notre environnement professionnel à la fin des années 90 dans des domaines variés tels que la relation client (Salesforce), la gestion des voyages professionnels (Concur) ou de la vidéoconférence (WebEx). Plus récemment, une majeure partie de nos outils bureautiques ont pris ce modèle de distribution en enrichissant leurs offres de fonctions collaboratives.

Si l’on devait donner une définition du SaaS, nous pourrions le décrire comme un modèle permettant d’offrir un service « clé en main » et basé sur une facturation récurrente. Le souscripteur paie une mensualité qui peut être dépendante de son usage et accède aux fonctionnalités de la solution sur une plateforme hébergée par un tiers qui peut être mutualisée.

Le domaine du Supply Chain Management n’est pas en reste, puisque d’ici 2021, les déploiements SaaS devraient représenter plus de 35% des dépenses, pendant que les dépenses en solutions « on-premise » devraient passer sous les 20% (1).

Les solutions « SaaS » se présentent comme une tendance de fond pour le futur de la Supply Chain et constituent une transformation à anticiper pour les DSI. Comme tout changement, cela suscite de nombreuses idées reçues et croyances : nous vous proposons d’en traiter les 5 plus grandes dans cette tribune.

Préjugé n°1 : j’ai forcément besoin d’une solution sur mesure pour ma Supply Chain

Le secteur de la Supply Chain est entré dans une période de transformation à la fois intense et radicale. Ceci touche tous les pans de l’activité logistique : les entrepôts, la distribution, l’acheminement jusqu’au dernier kilomètre…

La Supply Chain a récemment dû prendre en compte les changements induits par le numérique, par les exigences de qualité et de traçabilité. Et ce n’est pas fini ! Les retailers traditionnels vont devoir continuer à s’adapter avec l’arrivée des pure players sur les réseaux de distributions traditionnels, l’omnicanal, l’impression 3D, l’IoT… S’appuyer sur des outils développés sur-mesure n’a plus forcément de sens dans cette période de transformation. En effet, est-il possible de concevoir et de développer une solution spécifique dans une échéance courte et avec un budget raisonnable ? Si la mise à disposition de nouvelles fonctionnalités est soumise à trop de latence, le Système d’Information d’un retailer ne peut-il pas se trouver en décalage par rapport aux besoins des consommateurs ?

Néanmoins, un vrai mode projet doit être établi en étroite collaboration entre les différents intervenants techniques et métiers afin de traiter les problématiques d’interconnexion des systèmes. Ceci est tout particulièrement vrai dans le cas de solutions Supply Chain qui doivent dialoguer potentiellement avec une multitude de systèmes (sites marchands, fournisseurs, entrepôts, magasins…).

S’appuyer sur des solutions SaaS hautement paramétrables et conçues par des experts de la Supply Chain permet de répondre à ces problématiques, elles sont susceptibles d’être intégrées et déployées rapidement.

Préjugé n°2 : Le Cloud, ça n’est pas sécurisé

En premier lieu, il convient de garder en tête que « la principale faille de sécurité c’est l‘humain »(2). Et donc, par extension, il n’est pas plus risqué d’externaliser une partie de ses données à des spécialistes qui ont établi une vraie stratégie de sécurité que de conserver un hébergement privé pour ses données critiques.

Se pose ensuite la problématique de l’intégrité et de la confidentialité des données, dans un monde ou plusieurs fournisseurs de Cloud sont soumis au « Patriot Act ». Le choix de son fournisseur Cloud est primordial et peut se faire suivant différentes alternatives :

• Hébergement dans un cloud public international avec des options de chiffrement

• Hébergement dans un cloud souverain ou un hébergeur local

• Solutions mixtes & Cloud Hybride

La dernière option, le Cloud hybride, est un mix des différents Cloud permettant de choisir l’hébergement le plus approprié à une technologie, à la criticité des données et aux exigences du souscripteur. Ce mix peut s’appuyer sur différents fournisseurs de Cloud public ou/et de Cloud privé (voire de Cloud souverain). C’est donc une option alliant flexibilité et sécurité, et qui permet de répondre à la problématique de stockage des données critiques ainsi qu’aux enjeux de sécurité d’une solution Supply Chain Management.

En résumé, le SaaS offre des solutions adaptables aux problématiques de criticité des données et aux technologies. Ces solutions sont d’ailleurs déjà intégrées depuis plusieurs années dans des offres SaaS d’autres domaines critiques telles que le CRM.

Préjugé n°3 : Le SaaS, c’est plus coûteux qu’un achat de licence

Ici, il est nécessaire de raisonner en coût complet plutôt qu’en coût direct. En effet, si l’on compare le prix d’une licence au coût d’une mensualisation du même service en mode SaaS, on peut aisément arriver à ce raccourci, c’est néanmoins occulter certains coûts liés au modèle d’achat de licence :

  • Coûts de mise en place et de maintien de l’infrastructure
  • Coûts de formation et de maintien des compétences
  • Coûts d’exploitation
  • Coûts liés aux mises à jour applicatives

Une étude a d’ailleurs établi qu’une souscription SaaS englobe environ 70% des coûts liés à la mise en place du logiciel alors que la licence n’en englobe que 10%(3).

Dans le cas spécifique de la Supply Chain, en optant, par exemple, pour une solution de pilotage des stocks plus performante, il est plus aisé de constater un retour sur investissement en améliorant la gestion des coûts de stockages.

De plus, les solutions SaaS présentent des fonctionnalités modulaires, activables ou non selon vos besoins. La facturation est également souvent proportionnelle à votre réel usage. Avec un même éditeur, on démarre une souscription sur l’approvisionnement aval, puis on rajoute un module permettant de gérer l’approvisionnement amont et les deux communiquent de manière transparente.

En définitive, la souscription de solutions en SaaS permet de bénéficier de fonctionnalités « clés en mains », rapidement déployables, avec surtout une pleine maitrise de son coût de revient et par conséquence une mesure facilité du ROI.

Préjugé n°4 : Le SaaS, c’est beaucoup plus lent

Aucun retard n’est permis. Dans la Supply Chain, plus qu’ailleurs, il n’est pas envisageable de prendre le risque d’un temps de calcul et de transfert trop long.

Les nouvelles technologies pensées pour le SaaS permettent aux solutions d’être plus performantes et plus disponibles, tout en garantissant une scalabilité de la solution. C’est notamment le cas du stockage de la donnée avec des technologies distribuées telles que Cassandra. Cette solution, mise en application dans un autre domaine, permet à un acteur comme Spotify de traiter 40 000 requêtes par seconde tout en assurant la sécurité de leurs données à travers 500 nœuds(4).

Ce type de technologie permet donc également de traiter les enjeux de volumétrie liée à la Supply Chain nouvelle génération, il est possible d’y stocker les ventes en y ajoutant des données exogènes telles que la météo ou les réseaux sociaux et toutes autres données permettant d’effectuer des prévisions sur des horizons lointains.

Ces nouvelles technologies combinées à une approche prédictive des volumes à traiter permettent d’ajuster au mieux les ressources nécessaires au fonctionnement d’un service donné pour une disponibilité maximale.

En application quotidienne dans la Supply Chain Management, on peut considérer de l’ajustement quasi instantané de l’infrastructure à la suite d’ouverture de nouveaux magasins, d’entrepôt ou de périodes promotionnelles où les flux logistiques doivent accélérer.

Le SaaS permet ainsi d’offrir des niveaux de services performants par l’intermédiaire de la scalabilité et la flexibilité des plateformes techniques.

Préjugé n°5 : Ma solution actuelle me permet d’aborder la Supply Chain du futur

Projetons-nous un instant. Comme évoqué par ailleurs, la Supply Chain est en période de transformation radicale et, d’ici quelques années, l’informatisation aura encore davantage de poids.

On peut imaginer, dans un futur relativement proche, des chaines logistiques complètement automatisées communiquant les unes avec les autres, au sein desquelles des robots permettront de traiter les flux logistiques en déclenchant automatiquement des approvisionnements, des containers connectés avec une livraison chez le consommateur par le biais de véhicules autonomes ou de drones. Toutes ces machines autonomes bardées de capteurs remonteront des données en temps réel à la Supply Chain afin d’avoir une traçabilité et un suivi en temps réel des commandes.

Afin de traiter ces volumes de données, il sera alors indispensable d’être en capacité à gérer le Big Data et donc d’avoir les expertises sur ce sujet à la fois en Data Analyse, NoSQL et calcul distribué. Les solutions devront également être en capacité d’évoluer rapidement afin d’intégrer de nouvelles fonctionnalités.

La souscription d’offre SaaS combinées permettra de répondre aux défis qui attendent les Supply Chain, par ce biais, les DSI auront à disposition un panel d’applications hautement évolutives et donc des offres qui s’adapteront rapidement selon les besoins utilisateurs et les exigences du marché.

Les enjeux informatiques dans la Supply Chain sont de plus en plus forts et les entreprises se doivent d’être réactives quant aux services qui sont fournis aux utilisateurs finaux et aux consommateurs. La DSI doit donc se transformer et apporter davantage d’agilité afin de répondre aux attentes de leur entreprise et des consommateurs.

La mise en œuvre de solution « SaaS » est l’un des éléments qui permettra de délivrer des services rapidement avec des risques et des engagements maitrisés.

Leur modularité, leur capacité à se déployer progressivement ainsi que les offres commerciales de type Try&Buy permettent de vérifier les performances de ces solutions dans des conditions réelles, avant de franchir le pas vers le futur.

Sources :

(1) http://www.infodsi.com/articles/169630/supply-chain-management-vers-hausse-depenses-solutions-saas.html

(2) http://www.dell.com/learn/fr/fr/frbsdt1/campaigns/revueit-securite-risque-facteur-humain

(3) https://www.appvizer.fr/magazine/services-informatiques/avantages-et-inconvenients-des-logiciels-en-ligne-pour-entreprises-1470138697

(4) https://www.datastax.com/resources/casestudies/case-study-spotify

 
 
crédit photo : Fotolia_44190609
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Chef de projet IT
Vekia
Julien Maillard a rejoint Vekia en 2016, en tant que Chef de projet IT. Au sein de Vekia, il gère la création, le déploiement et le suivi des processus transverses. Précédemment, il a travaillé pendant plus de 5 ans chez Capgemini comme Responsable Développement. Julien Maillard est diplômé de Supinfo.
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