BGN met les livres à la page avec RFID et SOA

Régulations

Le leader néerlandais de la librairie combine SOA et RFID pour automatiser ses processus, améliorer son service client, et optimiser l’organisation de ses magasins

En avril 2006, BGN (

Boekhandels Groep Nederland), premier libraire des Pays-Bas (second sur le web) a ouvert son premier ?SmartStores‘ à Almere (Pays-Bas), une librairie entièrement automatisée, associant l’étiquetage RFID et SOA pour réaliser une chaîne logistique “entrepôt/client” intégrée et automatisée. Objectifs : améliorer la gestion des stocks et la relation client, et déployer une politique de vente plus efficace sur Internet comme en magasin. “Les codes-barres n’identifient pas chaque livre de façon unique, ils ne permettent qu’une évaluation approximative des stocks. Avec le RFID, chaque étiquette est liée à un livre unique, le stock est connu précisément, et l’intégration avec une solution de gestion de la relation client le transforme en atout marketing de premier ordre,” explique Jan Vink, directeur informatique chez BGN. Automatiser toute la chaîne de la commande à la sortie en caisse Pour parvenir à ce résultat, il faut repenser l’organisation des processus, adapter l’informatique et trouver les bons partenaires. Deux partenaires-clés participent à cette aventure RFID : le premier distributeur de livre des Pays-Bas Centraal Boekhuis (CB), et le fabricant-intégrateur de solutions RFID CaptureTech. Lors du traitement des commandes, CB imprime les étiquettes RFID et associe chaque livre à un numéro RFID. Ces données d’identifications sont envoyées avec les informations de livraison à la librairie concernée. Pour enregistrer les articles à la réception, il suffit de passer les cartons sous un scanner RFID. De plus, tous les livres sont identifiés et donc les éventuelles erreurs repérées, sans ouvrir les cartons. Avantage supplémentaire : la lecture des codes RFID indique aux employés l’étagère de destination du livre. Et toutes ces informations sont alors disponibles sur les bornes interactives en magasin, ou sur Internet. Au passage en caisse, la référence RFID est marquée comme vendue. “Nous travaillons avec un fournisseur de bornes de sécurité en sortie de magasin, qui accepte d’intégrer un scanner RFID dans ses dispositifs. Si le tag RFID est identifié comme vendu, rien ne se passe. Sinon, l’alarme est déclenchée,” ajoute Jan Vink. Ouvrir l’informatique et améliorer le service au client Première étape de l’informatisation, les applications mainframe doivent ouvrir leurs fonctions et données, sans réécriture du code. “Nous avons alors retenu Progress Software, qui permettait de décloisonner nos applications mainframe et de les intégrer dans une architecture globale SOA. Sa plate-forme OpenEdge 10 facilite les échanges entre applications et bases de données. Puis, nous avons déployé son ESB Sonic pour bénéficier d’une approche Web Services. Enfin, avec Progress EasyAsk, nous pouvons proposer aux clients des bornes de recherche multimédia en magasin, mais aussi un moteur de recherche sur notre site Web,” explique Jan Vink. Le personnel et les clients consultent l’inventaire du magasin, identifient l’emplacement des livres, et peuvent commander ceux qui ne sont pas en stock. Le client peut aussi être contacté par SMS ou e-mail lorsqu’un livre sera disponible, et demander la livraison à domicile. Mieux encore : si un livre est disponible dans un autre magasin, le client peut le faire livrer à domicile ou le faire envoyer dans le magasin le plus proche. Autre brique indispensable, Progress Apama peut capturer les informations RFID à la volée, et déclencher les événements associés (arrivée de stock, mise en rayon, inventaire, etc.). Enfin, le lien avec l’application CRM promet de belles interactions à venir. Des gains sensibles et de grands projets Aujourd’hui, le coût d’une étiquette RFID revient à 12,9 euros par livre. Bien que cette automatisation et les processus génèrent des gains, il semble que la rentabilité de l’opération reste complexe dans ces conditions. “Actuellement, cela ne concerne qu’un million de livres de notre stock. De plus, des raisons de compatibilité informatique nous obligent à conserver un double étiquetage et donc d’imprimer une longue étiquette. À terme, le système sera généralisé et portera sur tout le stock. Alors, le prix passera à 3 ou 4 euros par livre, et les coûts de ces technologies auront certainement baissé,” souligne Jan Vink. BGN ouvrira un second ?smartstore? à Maastricht en octobre 2006, et prévoit d’étendre le RFID à tous ses magasins courant 2007. “Alors, 80 % de notre stock (2 millions d’ouvrages) seront étiquetés RFID, et nous prévoyons 12 % de hausse des ventes grâces aux larges possibilités de commande. Nous avons fortement amélioré nos processus et contrôle, et obtenu une excellente visibilité des coûts et du suivi de l’activité,” se félicite Jan Vink. Bénéfice direct lié à ces nouveaux processus : les commandes spéciales (9 % des achats) sont identifiées avant la mise en rayon des livres. Autre gain non négligeable, un employé scanne les rayons avec un détecteur RFID, et réalise l’inventaire du magasin en deux heures pour 40.000 livres. Une opération qui peut alors s’effectuer régulièrement, et qui évite la fermeture pendant deux jours. BGN compte améliorer ces opérations. Ainsi, le magasin dispose déjà de présentoirs intégrant un scanner RFID, et le libraire étudie des étagères intégrant des scanners RFID. Première estimation : 10 scanners peuvent balayer en permanence 1.000 mètres carrés, et il faut compter environ 10.000 euros pour 4 scanners. Pionnier du RFID automatisé fortement lié aux processus métier, BGN embellit son image. D’ailleurs, des spécialistes ont estimé à près de 600.000 dollars l’impact en communication, suite aux retombés médias de ce projet !


Auteur : José Diz
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