Bourse : au tour d’IBM, Nokia et SAP de décevoir

Cloud

Séance du jeudi 17 juillet : le comportement en demi-teinte du marché américain, ou les déceptions des technologiques l’ont emporté, a pesé en rouge sur les places boursières européennes

Seule la résistance du Dow Jones, avec les performances de Coca Cola, Caterpillar ou United Technologies, a permis à l’indice vedette de la Bourse de Paris d’éviter de s’effondrer. Le CAC40 perd cependant 0,68% à 3.129,37 points. Toutes les places européennes ont suivi le même chemin, et terminent dans le rouge.

Wall Street enregistre sa troisième séance à la baisse. Si le Dow Jones peine à se maintenir, avec une baisse de 0,48% à 9.050,82 points, c’est le Nasdaq qui encaisse la déception sur les résultats des valeurs informatiques, jugés insuffisant alors qu’ils sont conformes aux attentes, et les télécoms qui s’effondrent. L’indice s’écroule de 2,86% à 1.698,02 points, et repasse sous la barre des 1700 points. Malgré les bons résultats d’Intel, les semiconducteurs ont plongé à la suite de Nokia. STMicroelectronic enregistre la plus mauvaise performance du CAC40, et perd 5,61% à 19,68 euros. Le groupe reste fortement dépendant du marché de la téléphonie mobile. Du coté des télécoms, les déceptions sont telles avec Motorola, Sony-Ericsson et Nokia, que toutes les valeurs plongent. Tandis que sur les réseaux, c’est Lucent Technologies qui entraîne Alcatel dans sa chute. Le groupe français enregistre la seconde plus mauvaise performance du CAC40, et perd 5,33% à 7,64 euros. S’il fallait définir un tiercé perdant, la troisième place irait à Cap Gemini, qui chute, comme toutes les valeurs informatiques, sur les résultats d’IBM. Le titre perd 4,00% à 33,37 euros. Nokia, premier fabricant mondial de téléphones mobiles, annonce la baisse de ses résultats au deuxième trimestre, 986 millions d’euros, soit une chute de 23,7%. Et anticipe une nouvelle baisse pour le troisième trimestre, malgré sa prévision d’une hausse des ventes de portables de 10% pour 2003. Microsoft voit son chiffre d’affaires trimestriel progresser de 11%, en partie grâce à la sortie de Windows Server 2003. Pour son quatrième trimestre fiscal, clôt le 30 juin, Microsoft termine avec un bénéfice net de 1,92 milliards de dollars, contre 1,53 milliards un an plus tôt. Un résultat qui risque de décevoir les analystes, et d’entraîner un effet proche de ceux de Yahoo et d’IBM. Lire nos articles détaillés sur les résultats des entreprises


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur