CA accélère son rayonnement sur le Cloud

Sécurité

A l’occasion de CA Expo à Paris, Jacob Lamm, en charge de la stratégie et du développement chez CA, explique comment ce leader aborde le cloud, ce qu’il propose, et où sont ses offres cloud.

Le cloud engendre-t-il aussi une révolution dans la gestion des infrastructures ?

Le cloud incarne une technologie de rupture pour les DSI, amenant encore plus de complexité dans l’administration des systèmes. Dans le passé, nous avons fait évoluer la gestion des infrastructures des mainframes vers les systèmes distribués. Aujourd’hui, on trouve des périphériques et postes clients partout, ce qui accentue les besoins de supervision de la sécurité des accès, et de management global. Aujourd’hui, notre solution Unicenter continue d’évoluer pour les mainframes et l’informatique distribuée, et s’enrichit de fonctions comme la gestion des performances applicatives pour maîtriser la qualité des développements et des progiciels, mais aussi des applications Web. Enfin, CA élargit ses outils de supervision à la mobilité et aux différentes infrastructures Cloud (Saas [Software as a Service], Paas [Platform as a Service], Iaas [Infrastructure as a Service]…).

Avec la demande croissante des entreprises, le cloud devient incontournable. Or, les outils de supervision traditionnels ne savent pas gérer ces problématiques…

Aujourd’hui, les entreprises adoptent le Saas sous diverses formes (applications, Voix sur IP, etc.) et l’Iaas [infrastructure as a Service] comme la puissance de calcul EC2 ou le Stockage S3 chez Amazon, entre autres. Ces extensions applicatives ou de ressources externes apportent une complexité supplémentaire à l’informatique distribuée. L’élasticité et la flexibilité de ces solutions apportent une réelle valeur ajoutée à l’entreprise qui se doit de les adopter pour rester agile et concurrentielle, malgré les difficultés à les gérer de bout en bout et à les superviser. L’utilisation de ces diverses ressources rend complexes les architectures applicatives, et leur maîtrise de bout en bout.

CA cherche à appréhender tous les nouveaux problèmes engendrés par le Cloud. Par exemple : Comment assurer la gestion des identités à travers cette entreprise étendue aux clouds, avec des applications et des utilisateurs naviguant sans cesse entre ces infrastructures, dont la plupart ne sont pas sous le contrôle de l’entreprise ? Une question qui vaut aussi pour la gestion de la performance des applications (notre solution Wily). En effet, le résultat d’une transaction ne dépend plus que de l’équipe informatique. Et justement, CA se propose de devenir la solution de management globale intégrant aussi ces clouds sur tous ces aspects.

Comment percevez-vous les diverses approches de “cloud privé” ?

Les DSI souhaitent obtenir cette flexibilité et tous ces avantages dans leurs propres datacenters. Au-delà de la pertinence ou des divergences sur le concept de “Cloud privé”, l’entreprise demande surtout de disposer de façon maîtrisée de la virtualisation et des mécanismes d’automatisation du datacenter. Bref, ils veulent disposer des possibilités du “Cloud public” en interne. Formulé ainsi, peut-on encore parler de Cloud ? Peu importe ! D’ailleurs, nous assistons déjà à l’explosion des technologies de virtualisation, plébiscitées par les entreprises à tous les niveaux : serveurs, réseau, stockage, postes de travail… Et CA peut les aider à gérer et à superviser tout cela.

HP, IBM, Microsoft… vous n’êtes plus seuls sur la gestion d’infrastructure. Chez CA, quelles sont les services déjà disponibles en mode Cloud ?

Certes, IBM ou HP se positionnent aussi sur ce créneau. Cependant, CA est le seul acteur à n’être présent que sur le logiciel. Nous pensons que cette spécificité nous confère un avantage sur un marché ou le nombre d’acteurs sera de plus en plus restreint.

Actuellement, nos solutions de PPM Clarity et de GRC [gestion des risques et de la conformité] sont déjà disponibles en mode Saas. CA proposera également ses propres solutions en mode Cloud. Bientôt arriveront les solutions Saas pour le Service desk jusqu’à la supervision du réseau. Déjà nos partenaires (comme Verizon ou C&S) proposent la gestion en ligne des applications et leur supervision à leurs clients.

La qualité de service des applications (engagement sur le niveau de qualité de service ou SLA) nécessite la mise eau point d’indicateurs uniques intégrant la performance applicative de bout en bout (même à travers les clouds), la disponibilité des infrastructures, etc. C’est pourquoi nous travaillons étroitement avec des acteurs comme Amazon (EC2 et S3), Google, Microsoft (Azure), EMC (Atmos), VMware, IBM, HP… mais aussi sur les clouds internes. L’objectif consistant à mettre sur pied une CMDB (Configuration Management Database) unique qui s’étend au-delà des configurations traditionnelles pour intégrer les configurations spécifiques des vendeurs de clouds.


Auteur : José Diz
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