CeBIT 2013 : Boston Limited met les puces ARM dans le cloud

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Avec sa solution Arm-as-a-Service, Boston Limited propose aux développeurs d’accéder à des serveurs ARM à la demande. Une offre idéale pour les phases de conversions et de tests d’applications.

L’anglais Boston Limited a profité du CeBIT 2013 d’Hanovre pour lever le voile sur une offre qualifiée fort à propos d’Arm-as-a-Service.

Elle permet aux développeurs d’accéder à des serveurs ARM, à la demande. L’objectif est ici de faciliter le travail de ceux devant adapter des logiciels serveurs à cette architecture processeur, sans devoir acheter au préalable une des rares machines ARM disponibles sur ce marché.

« Le cloud de Boston est la ressource ultime pour les développeurs d’applications qui cherchent à porter leurs logiciels sur l’architecture ARM. Notre plate-forme fournit tous les outils logiciels pour faciliter le portage vers cette architecture processeur dans une offre cloud facile à utiliser. Nous proposons également une série de vidéos de formation et des services professionnels pour les utilisateurs qui cherchent à accélérer leur migration vers l’ARM, » explique David Power, directeur HPC de Boston.

Notez que l’outil de tracing Breeze d’Ellexus est de la partie. Il facilite le suivi du fonctionnement de l’application au sein du système et accélère ainsi sa phase de mise au point.

Une offre 32 bits… pour le moment

La solution AaaS s’appuie sur les serveurs Boston Viridis. Ils sont basés sur des puces Calxeda ECX-1000 comprenant 4 cœurs Cortex-A9 cadencés à 1,1 GHz, épaulés par 32 Mo de cache de second niveau et 4 Go de RAM. Le tout avec la possibilité de piloter plusieurs liens réseau à 10 Gb/s.

Si cela peut sembler peu performant face aux Xeon actuels, il convient de signaler que chaque nœud serveur (une machine 2U en contient 48, soit 192 cœurs) consomme seulement 5 W.

Il n’en reste pas moins que cette offre reste une solution intermédiaire. Cortex-A9 oblige, aucune gestion avancée de la virtualisation n’est présente. Les clients se voient donc attribuer des nœuds physiques (ce qui est ici plutôt une bonne chose).

De plus, cette puce est un modèle pur 32 bits. Donc, 4 Go de RAM et par processus maximum. Les composants Cortex-A15 (traitements 32 bits / adressage 40 bits) et Cortex-A15 (traitements 64 bits / adressage 48 bits) sont ici nettement supérieurs. Calxeda devrait toutefois proposer des offres ARM 64 bits dans le futur.

Crédit photo : © Yakobchuk Vasyl – Shutterstock.com


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