Cloud RH et Finance : Workday peut-il mieux faire qu’Oracle ?

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Workday veut convaincre davantage de grands groupes de se détourner d’applications RH et Finance héritées pour migrer vers ses solutions cloud.

En marge de la publication de ses résultats 2019, Workday a réaffirmé son ambition d’atteindre les 10 milliards de dollars de chiffre d’affaires à horizon 2024.

Pour parvenir à un tel objectif, l’éditeur de solutions RH et Finance en mode cloud devra mieux faire que d’autres « pure players » et rivaliser avec des poids lourds du logiciel de gestion comme Oracle.

Un groupe que connaissent bien les cofondateurs de Workday, Aneel Bhusri (CEO) et David Duffield (président du conseil d’administration). Ce dernier, en effet, n’est autre que le fondateur et ancien dirigeant de PeopleSoft, éditeur américain de logiciels RH racheté par Oracle en 2005 dans le cadre d’une offre hostile…

Mais le pari n’est pas si simple à relever, comme l’a souligné Bloomberg.

31% de croissance

De nombreux grands groupes et multinationales s’appuient sur les solutions financières d’Oracle ou de l’éditeur allemand SAP.

Certes des grands comptes, dont Amazon et, en France, La Mutuelle Générale, ont opté pour les solutions de paie et/ou gestion du capital humain de Workday.

Mais l’éditeur devra convaincre bien d’autres directions financières de grands groupes de se détourner d’applications héritées (Legacy) pour migrer vers ses solutions cloud.

Chez Oracle, Mark Hurd, qui partage avec Safra Catz le titre de CEO de la firme, déclarait en septembre dernier à l’attention d’analystes que son groupe a remporté des contrats importants face à Workday. Airbnb, par exemple, a choisi de remplacer Workday Financials par un logiciel Oracle.

Workday, de son côté, a indiqué que Airbnb est toujours l’un de ses clients. Par ailleurs, l’éditeur a présenté des résultats supérieurs aux attentes des analystes pour son année fiscale 2019 décalée.

Ainsi, Workday a publié un chiffre d’affaires 2019 en hausse de 31,7% à 2,82 milliards de dollars. Mais les investissements consentis pour conquérir de nouveaux clients ont à nouveau pesé sur la perte nette (418,2 millions de dollars en 2019 contre 321,2 millions de dollars l’an dernier).

(crédit photo © Workday)

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Auteur : Ariane Beky
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