Directive Mifid: le calendrier est serré pour le marché financier

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Les minutes sont comptées pour les acteurs financiers qui vont devoir se conformer à la directive européenne Mifid. Un bouleversement dans les méthodes de travail

Le calendrier est tendu. En novembre 2007, les établissements financiers devront répondre aux obligations de reporting de la MIFID, ou ‘

markets in financial instruments directive‘, la directive européenne présentée par la Commission européenne en avril 2004. Espace unique Visant à créer un marché financier européen, ce texte va modifier en profondeur le travail des acteurs financiers, comme l’affirme le fournisseur d’infrastructure e-business BEA dans son livre blanc. Cette nouvelle étape représente autant un défi qu’une opportunité, selon ce document publié en avril. En effet, la perspective de l’ouverture d’un marché à l’échelle de l’Europe se double de la mise en place d’obligations destinées à s’assurer que le client reçoit le meilleur service, dans un contexte limpide. Cotations publiées Les ‘systematic internaliser‘, les sociétés d’investissement qui effectuent régulièrement des opérations sur le marché, devront publier les cotations utilisées. C’est ce qu’indique l’article 27 de la directive. Mieux, ces données devront être disponibles en temps réel, et sous une forme qui puisse permettre l’agrégation avec d’autres contenus. Un vrai défi, puisque les sociétés ne savent pas sous quel format seront disponibles les autres données. Mais Bruxelles compte sur la concertation des acteurs du marché financier européen. C’est ce que notent les auteurs du livre blanc, observant que les textes n’imposent aucun format. Nouvelles obligations Pour se plier aux nouvelles règles, les sociétés d’investissement devront donc modifier radicalement leurs méthodes de travail: les entreprises devront faire évoluer la publication et la présentation de leurs données, leur agrégation, ainsi que la gestion des transactions. Par exemple, expliquait récemment Etienne Valence, Compliance Officer chez BNP Paribas, lors d’une conférence dans l’établissement: il faudra mettre en place un outil de surveillance, constitué d’une base de données interne intégrant l’ensemble des ordres, exécutés ou non, base de données croisée avec des informations extérieures et couplée à une capacité d’analyse, pour effectuer le monitoring des transactions et déclarations de soupçons. Autre contrainte, la qualification des transactions au regard du “test de légitimité” qui permet de s’assurer que la transaction ne comporte aucun élément de caractère fictif ou trompeur. Autant de défis pour la fiabilité et la flexibilité des systèmes d’information.


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