France Télécom prend position en Autriche

Après une période de calme, il semble que la fièvre acheteuse des opérateurs télécoms européens soit repartie de plus belle. Il y a quelques mois à peine, les géants du secteur jetaient leur dévolu sur des acteurs des marchés émergents (Turquie et Inde pour Vodafone, Afrique et Moyen-Orient pour France Télécom…). Mais aujourd’hui, les grandes manoeuvres font leur retour en Europe.

Il y a bien sûr eu le feuilleton Telecom Italia, finalement repris par une filiale de Mediaset (groupe de Silvio Berlusconi), des banques italiennes et l’espagnol Telefonica.

Il y a encore la vente de Orange Netherlands qui intéresse Deutsche Telekom. Puis la cession de l’espagnol Ya.com à France Télécom.

Ce mercredi, on apprend qu’un consortium formé par France Télécom et Mid Europa Partners a été sélectionné comme acquéreur de 100% de One, troisième opérateur mobile autrichien. La signature de la documentation définitive d’acquisition interviendra au plus tard à fin juin 2007.

« Ce partenariat constitue une nouvelle approche de coopération entre un opérateur et un fonds d’investissement, qui permet d’allier l’expertise opérationnelle d’un opérateur leader et le savoir-faire reconnu d’un fonds d’investissement spécialiste du secteur et de la région », explique France Télécom. L’acquisition sera réalisée en numéraire sur la base d’une valeur d’entreprise qui s’élève à environ 1,4 milliard d’euros. Rappelons que France Télécom, possédait déjà 17,45% de l’opérateur autrichien. Le montant perçu par France Télécom au titre de la cession de sa participation actuelle de 17,45% dans la société et du remboursement de son prêt d’actionnaire sera partiellement réinvesti pour détenir 35% de la société, qui sera contrôlée par Mid Europa Partners, qui en détiendra 65%. L’opération n’entraînera pas de sortie de trésorerie pour France Télécom et n’aura pas d’impact sur ses objectifs de ratios d’endettement. Il s’agit donc bien d’une opportunité financière.

ONE est à l’origine contrôlé à 50,1% par le géant allemand de l’énergie E.ON. Il compte 1,8 million d’abonnés et une part de marché de 21%. Rappelons que le néerlandais KPN s’était également dit intéressé par cet opérateur mais France Télécom disposait d’un droit de préemption en cas de vente.