Le 'hacker' Mc Kinnon pourrait ne pas être extradé

Sécurité

La Cour Européenne des droits de l’Homme laisse un sursis à celui surnommé le pirate de la NASA. Dernier recours, elle l’auditionnera le 28 août prochain

Après une condamnation et un appel rejeté, la Cour européenne des droits de l’Homme est le dernier rempart contre l’extradition vers les Etats-Unis de Gary McKinnon.

Connu pour avoir pénétré par effraction dans plus de 90 sites du gouvernement américain, le pirate, s’il est extradé, risque jusqu’à 70 ans de prison. Les juges de la juridiction basée à Strasbourg a décidé ce mercredi d’entendre sa requête contre son extradition le 28 août prochain.

Un sursis pour celui que l’on surnomme Solo et qui, à 42 ans, n’a pas perdu une once de sa désinvolture. Pour sa défense, il a déclaré que “la Grande-Bretagne est devenue le 51ème Etat d’Amérique mais je pense avoir de meilleures chances en Europe que dans mon propre pays“.

Gary Mckinnon avait pénétré entre février 2001 et mars 2002 un grand nombre d’ordinateurs du gouvernement pour trouver des éléments sur son sujet favori, les ovnis. Le britannique avait alors piraté une centaine d’ordinateurs de la Nasa et du Pentagone.

De leur côté, les autorités américaines, espèrent le voir s’expliquer un jour sur les 950 mots de passe dérobés et qu’il donne une justification aux 750.000 dollars de dégâts estimés, un montant d’ailleurs largement contesté par le coupable.


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