Le secteur de la finance sur-investit dans la messagerie ?

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Les cabinets financiers n’investissent pas rationnellement dans leur messagerie, révèle une étude britannique. Pourtant, la maîtrise des coûts serait possible

Sur-investissement ou désinvestissements dans la messagerie? Les deux écoles continuent de développer leurs arguments. Certains établissements bancaires en sont presque à jeter l’éponge: ils commencent à avouer qu’ils ne font plus confiance à Internet et qu’ils cherchent d’autres solutions de communication. D’autres, au contraire, continuent d’empiler les solutions et procédures de sécurisation.

Une enquête du cabinet d’études britannique Mori montre le flou qui règne encore. Les trois quarts des directeurs informatiques des cabinets financiers en Europe et aux Etats-Unis se déclarent incapables d’évaluer le coût de leur système de messagerie. L’enquête s’est déroulée auprès de 112 responsables informatiques, en France, aux Etats-Unis, aux Pays Bas et au Royaume-Uni. Selon cette étude, 81% des décideurs IT du secteur considèrent qu’une messagerie anarchique représente une menace réelle et croissante pour l’entreprise. Les Français, par exemple, se préoccupent surtout de sécurité, et 90% d’entre eux s’attendent à une aggravation de la menace des virus. Britanniques et Américains se soucient plus particulièrement des procédures d’archivage et de leur mise en conformité. Intégration ou externalisation ? En toute logique, ces responsables informatiques prévoient une croissance des coûts liés à la gestion de la messagerie, dans les années à venir. A l’exception toutefois de ceux qui externalisent ou envisagent l’externalisation de leur outil. Les partisans de cette solution, au contraire, anticipent une baisse des coûts. L’étude a été menée pour le compte de BT, qui s’est clairement repositionné vers les services IT. Chris Hughes, directeur marketing pour le secteur financier chez l’opérateur britannique, se déclare “surpris de constater que la plupart des entreprises sont incapables de chiffrer le coût de leur infrastructure de messagerie, tout en continuant d’y investir largement». BT dispose d’une solution, MMP, susceptible, bien sûr, d’apporter la bonne réponse à cette situation (management de l’anti-spam, anti-virus, surveillance des contenus, archivage des e-mails conforme à la réglementation, administration des boîtes e-mails, etc.). Mais il faudra encore investir un peu…


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