Le torchon brûle entre Teamlog et Group Open

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Le vice-président et le président du directoire de Teamlog vont être révoqués. Les intéressés estiment que les faits reprochés sont dénués de tout fondement

La guerre est ouverte entre la SSII Group Open et sa filiale Teamlog. Et les assauts se déroulent à grands coups de communiqués de presse.

Jeudi 5 janvier, un premier communiqué lapidaire de Teamlog annonce la convocation d’une Assemblée Générale Ordinaire pour le 21 février afin de révoquer Robert Morin de ses fonctions de Président et membre du Directoire et Georges Beaume de ses fonctions de membre du Conseil de Surveillance. Les raisons invoquées sont peu explicites. La SSII explique que cette décision est motivée par “les difficultés que le Conseil de Surveillance a rencontrées auprès de Monsieur Robert Morin, Président du Directoire, et Monsieur Georges Beaume, membre du Conseil de Surveillance, pour obtenir les informations nécessaires à l’exercice de sa mission de contrôle de gestion”. Guy Mamou-Mani, président de Teamlog et directeur général de Groupe Open, donne plus de détails dans une déclaration faite aux Echos. Deux raisons expliqueraient cette double révocation: “des prêts non remboursés et une convention de services injustifiée” entre Teamlog et ses filiales. “Nous demandons des détails depuis des semaines, sans résultat. Entre les sommes facturées dans le cadre de cette convention et la réalité des prestations, il y a de gros bénéfices”. Sous entendu, les intéressés se seraient personnellement enrichis. Ce lundi, un contre-communiqué de presse souligne que cette convention de services existe depuis janvier 1999. “La réalité des prestations rémunérées à ce titre n’a jamais été remise en cause depuis 1999 par les différents contrôles auxquels la société est soumise. Ainsi, Monsieur Frédéric Sebag, administrateur de Teamlog depuis mai 2004 et Président de Groupe Open a approuvé en juin 2005 ces conventions ainsi que les comptes de l’exercice 2004”, explique Robert Morin. “Comment dans ces conditions Groupe Open peut-il aujourd’hui porter le discrédit sur ces conventions ? Il est à souligner que dans le cadre des accords signés en janvier 2005, Groupe Open, qui avait une parfaite connaissance de ces conventions, s’est engagé à ne pas les modifier sans accord entre les parties”, poursuit le président du directoire. “Malgré ces accords et la parfaite connaissance qu’il en avait, Groupe Open souhaite obtenir la révocation de Robert Morin sans juste motif, les faits reprochés étant dénués de tout fondement”, conclut-il. Rappelons qu’après avoir acquis en janvier 2004 une participation de 10 % au capital de Teamlog, Groupe Open est monté à 55 % du capital et 42 % des droits de vote au printemps 2005. Affaire à suivre…


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