Les premier courriels Hadopi sont partis… mais pas de la part de la haute autorité

Sécurité

C’est bien connu, les cybercriminels profitent souvent de l’actualité pour plumer les pigeons. Hadopi et ses e-mail d’avertissement à l’envoi imminent n’y coupe pas.

La Hadopi s’y attendait : la diffusion d’e-mails leurres présentés comme des avertissements de l’autorité en charge de la lutte contre le piratage numérique a commencé. Un message du type « Vous venez d’être pris en flagrant délit de téléchargement d’œuvres culturelles protégées » avec réclamation des coordonnées personnelles ou bancaires.

Hélas, la rédaction n’a pas eu l’occasion de récupérer un modèle du faux courriel en question. Néanmoins, Eric Walter, secrétaire général de la Hadopi (Haute autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur l’Internet), a mis en garde les internautes contre l’envoi de faux messages d’avertissement.

Dans une session de chat organisée vendredi avec La Tribune, un internaute avait interpellé le représentant de la Hadopi dans ce sens. « Bonjour, j’ai reçu un mail d’avertissement me demandant de payer une amande en ligne pour cause de téléchargement illégal, dois-je payer ? », s’intérogeait jpaul. Réponse d’Eric Walter] : « Ce n’est évidemment pas nous qui avons envoyé ce mail, vous ne pourrez JAMAIS recevoir de mail vous demandant de payer une amende, ce que vous avez reçu est un faux mail. »

Le Monsieur Hadopi précisant que les internautes pourront s’assurer de l’authentification des e-mails diffusés et éviter les pièges. « Nous allons très rapidement informer le public sur ces questions. » Dans une déclaration soumise à l’AFP, Eric Walter précise s’il était besoin que « des escrocs essayent d’en profiter en faisant circuler des spams et fichiers qui demandent de l’argent. »

Et le secrétaire général de l’institution d’ajouter: « Les mails de recommandation de la Hadopi seront simples et nominatifs alors que les spams n’ont pas le nom de l’usager. En aucun cas, ils ne demanderont de données personnelles ou bancaires, ni ne nécessiteront une quelconque connexion sur une plate-forme dite ‘sécurisée’ avec carte bancaire et mot de passe. » L’envoi des premiers mails “officiels”, dont le contenu type sera rendu publique, serait lui imminent.

Source: ITespresso.fr


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