Logiciels libres : les nouveaux venus au SILL 2.0

SILL 2022 nouveaux logiciels libres

En mai, le SILL (Socle interministériel de logiciels libres) faisait peau neuve. Focus sur quelques outils qui y sont entrés depuis.

Connaissez-vous BrowserSelector ? Cet utilitaire sous licence MIT permet de lancer différents navigateurs en fonction des URL visitées. Il est le dernier à avoir rejoint le Socle interministériel des logiciels libres (SILL).

Une dizaine d’autres outils sont venus enrichir le catalogue depuis début juillet. Parmi eux :

– Raspberry Pi OS (distribution Debian)
– Homebrew (gestionnaire de paquets logiciels pour macOS et Linux)
– OnlyOffice (suite bureautique collaborative en ligne)
– Clojure et Python (langages de programmation)

VisiData a également fait son entrée ce mois-ci. Lancé en 2016, l’outil est sous licence GPLv3. Il permet d’explorer et de manipuler des données sur une interface de type tableur, au sein du terminal (Linux, macOS, Windows avec WSL). La saisie se fait essentiellement au clavier. Des plug-in permettent d’en étendre les capacités.

Bitwarden rejoint KeePass au SILL

Autre nouvel entrant de juillet : Bitwarden. Le code serveur (C#) de ce gestionnaire de mots de passe est en AGPLv3. Le code client (Electron et Angular sur desktop, C# sur mobile, TypeScript et Node.js pour le CLI), essentiellement en GPLv3. On peut le déployer en conteneurs. Configuration recommandée sur les serveurs Linux : un processeur 64 bits bicœur à 2 GHz, 4 Go de RAM et 25 Go de disque. Sur les machines Windows, avec la virtualisation imbriquée, c’est 8 Go de RAM.

Également sous licence AGPLv3, il y a AtoM (Access to Memory). Cette web app née il y a une quinzaine d’année, avec le soutien du Conseil international des archives. Objectif : permettre aux institutions de décrire et de publier leurs fonds. Y compris de manière collaborative (réseau, portail). Elle gère actuellement les formats EAD, EAC-CPF, CSV et SKOS.
Au minimum, le déploiement nécessite un serveur web (NGINX de préférence), une base de données (MySQL préférentiellement), PHP, Java et Elasticsearch. sur Linux. Pour ce qui est du matériel, on nous donne en référence la configuration de la VM hébergeant la démo : 2 vCPU à 2,3 GHz, 7 Go de RAM, 50 Go de disque pour le cœur fonctionnel.

Des forks de VS Code et de SugarCRM font leur entrée

Une soixantaine de logiciels libres ont rejoint le SILL depuis la refonte de ce dernier au mois de mai. Tous respectent deux critères principaux. D’un côté, leur code source est sous l’une des licences qu’accepte la DINUM. De l’autre, ils ont été déployés au moins par la DSI d’un établissement public… ou installé par un agent public sur son poste de travail.

Parmi eux, Blender (graphisme 3D) est le premier dans l'ordre alphabétique. Zotero (gestion bibliographique) est le dernier. Entre les deux, il y a notamment :

- VSCodium (fork de VS Code sans télémétrie ; licence MIT)
- Dokku (PaaS Docker pour x86_64 et Armv7/v8 ; licence MIT)
- Mattermost (messagerie instantanée, alternative à Slack ; licence MIT pour serveur et web app, Apache 2.0 pour apps mobiles et de bureau)
- SuiteCRM (fork de SugarCRM codé en PHP ; licence AGPLv3)
- Taiga (gestion de projets ; licence MPL 2.0)

FileSender est aussi sur la liste. Le RENATER est à l'origine de cet outil de transfert de fichiers lourds. Qui, de facto, s'oppose à un projet plus « officiel » lancé cette année : France transfert.

Illustration principale : logo du programme Tech.gouv