ManageFusion : encore du potentiel pour l’IT Management

Régulations

Si plus de la moitié des entreprises de 500 personnes et plus disposent d’outils d’IT Management, 15% d’entre elles n’ont encore rien fait, comme le démontre une récente étude IDC/Staff & Line

Force est de constater qu’aujourd’hui les outils d’IT Management (gestion de parc, help desk interne, gestion financière liée au déploiement d’applications, migration, installation, inventaire, télédistribution, licences, coûts TCO, support, reporting) occupent de plus en plus fréquemment une place notoire au sein des départements informatiques.

Ceci tient à la volonté affichée des entreprises de mieux connaître leur parc informatique -et surtout la façon dont celui-ci est utilisé ! Qui plus est, face à une période pour le moins difficile sur le plan économique, la mise à disposition d’outils de reporting aide les décideurs à faire les bons choix budgétaires. C’est incontournable de nos jours. L’idée fondamentale de l’IT Management est donc de proposer un ensemble d’outils offrant une vision centralisée du parc informatique, non seulement en termes d’infrastructure, mais aussi en termes de stratégies d’investissement et d’exploitation. Tout ceci devant à plus ou moins long terme servir d’accompagnement à la nécessaire migration qui guette tout système d’information lors de l’évolution des besoins de l’entreprise. Une récente étude menée par IDC/Staff & Line (octobre 2004) constate d’ailleurs que cette approche constitue une préoccupation forte non seulement des DSI mais aussi des directeurs administratifs et financiers et de la direction générale, tant il est vrai que ces outils servent aussi à réduire sensiblement les coûts liés à l’administration de l’infrastructure d’information de l’entreprise. Les gains attendus de tels outils connaissent des taux d’appréciation relativement semblables (entre 3,9 pour le plus apprécié et 3,7 à 5 pour les autres). Au top de ce hit parade est classée la qualité de service offerte aux utilisateurs, suivie de la réduction des dépenses informatiques, de l’amélioration de la disponibilité du système d’information et de sa sécurité, puis de l’optimisation des processus d’achat (notamment de licences). Enfin, est également citée dans cette enquête la justification de la saine gestion effectuée par le département informatique auprès de la direction générale. Toutefois, si 89 % des entreprises interrogées se déclarent à même de faire un inventaire précis et permanent de leurs actifs informatiques, 16 % d’entre elles l’effectuent encore à la main, tandis que 44 % utilisent un seul logiciel, les mieux outillées couplant logiciel et inventaire manuel. Néanmoins, 91 % de ces entreprises semblent savoir à quel employé imputer tel ou tel actif informatique. Il n’empêche que 58 % d’entre elles estiment encore nécessaire de dédier un responsable à la gestion de parc, tandis que ce chiffre grimpe à quelque 63 % pour le help-desk. Toutefois, la proportion d’entreprises n’ayant pas dédié de ressources humaines à ces activités demeure élevée: entre 25 et 23 %. Lorsqu’un tel gestionnaire est disponible dans l’entreprise, il y est affecté à temps plein ou à temps partiel. Toutefois, comme le montre le diagramme ci-après, le taux d’équipement en outils d’IT Management est inégal selon les outils employés. À noter que près de 40 % des entreprises interrogées ne possédant pas de solution de gestion de parc en prévoient la mise en place, alors que ce taux tombe à 17 % pour les outils de help desk, à 8 % pour le suivi budgétaire et à 3 % pour la gestion des approvisionnements. Toutefois, 15 % de l’ensemble des entreprises n’ont encore pas compris l’intérêt d’utiliser des outils d’IT Management. À suivre?


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