MicroStrategy World 2013 : Méga-plates-formes chez MicroStrategy

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MicroStrategy World 2013

Analytique, cloud, mobilité… les tendances majeures forcément. Cependant, l’éditeur évoque également l’infrastructure, l’orchestration, le management et l’automatisation. Une ribambelle de nouvelles fonctionnalités.

De notre envoyé spécial à Barcelone – La Business Intelligence serait-elle moins pénible au soleil ? Plus de 1000 participants assistent à l’événement européen annuel de MicroStrategy organisé à Barcelone cette semaine. Et le soleil est au rendez-vous.

Michael J. Saylor
Michael J. Saylor

Vous avez dit « plates-formes »…

Phrase intéressante à retenir dans l’intervention de Michael Saylor, cofondateur et PDG de MicroStrategy : « Pourquoi l’entreprise devrait-elle sans cesse réinventer la roue, alors que notre travail consiste justement à concevoir cette roue ? »

Après avoir évolué de la vente de logiciels vers la fourniture de solutions complètes (voire verticales), les éditeurs informatiques proposent aujourd’hui des plates-formes. Au-delà de la galéjade marketing (pléonasme ?), cela signifie surtout que l’entreprise installe désormais des socles technologiques à partir desquels elle exécute, intègre, fait interopérer… différentes briques ou applications.

Généreux, MicroStrategy propose son lot de plateformes : analytique, mobile, de gestion de la fidélité, de gestion de l’identité…

Un socle éprouvé et maîtrisé

L’entreprise présente l’architecture donnant du relief à ces plates-formes.

Au cœur du dispositif : un serveur forcément évolutif et à haute performance (BI oblige) en mode traditionnel ou sous forme de cloud. Bien entendu, le tout s’interconnecte avec les bases de données, gestionnaires de documents, applications et autres éléments du système d’information de l’entreprise.

Best-of-breed, mais cohérent
Best-of-breed, mais cohérent

La gestion des interfaces utilisateur assure la possibilité de ne développer qu’une fois le code, ensuite déployé pour toutes les interfaces. Idem pour les mises à jour. Bien sûr, les outils de développements fournis doivent être à la hauteur.

Enfin, l’éditeur a finalisé plusieurs outils de supervision : Enterprise Manager pour la supervision globale, Health Center pour le diagnostic/prévention/réparation, Object Manager pour le Change Management, System Manager pour automatiser la gestion au niveau de tout le système, Integrity Manager pour l’intégrité des données et la validation des mises à jour et Command Manager pour automatiser les tâches d’administration.

Paul Zolfaghari
Paul Zolfaghari

« La plupart de ces fonctions ont pour origine le déploiement de notre cloud. Nous avons alors constaté combien l’administration et l’orchestration devenaient indispensables pour nos solutions, non seulement pour les superviser, mais également pour en optimiser le fonctionnement et les performances, » ajoute Paul Zolfaghari, président de MicroStrategy.

L’analytique, canal historique

Certes, MicroStrategy permet un développement unique et via des métadonnées uniques reposant sur une plate-forme unique et sécurisée. Une plate-forme qui offre aussi toute la palette classique : rapports, états, cubes Olap, BI agile, tableaux de bord dynamiques ou non, datamining… Et l’ensemble peut être déployé sur le web, sur mobile, par e-mail, au format PDF ou sous forme de documents Office.

Toutefois, Michael Saylor souligne l’intégration de toutes les nouvelles technologies rendant la solution évolutive. « MicroStrategy s’est fait connaître il y a 20 ans, en traitant de très gros volumes de données. Et l’évolutivité de la plate-forme l’autorise à répondre à tous les types de besoins. Une caractéristique rendue possible grâce aux mécanismes d’équilibrage de charge et de clustering linéaire, au caching dynamique et au moteur in-memory, sans oublier l’accès à toutes les données de l’entreprise sous leurs diverses formes. »

MicroStrategy a aussi évoqué le lancement en phase bêta d’une solution de “data blending” permettant d’accéder à de multiples sources de données et les combiner à la volée pour analyse. Une bonne idée à l’heure ou l’explosion du Big Data (analyse a posteriori et en traitement par lot) met en lumière la nécessité de temps réel via des approches de type CEP (Complex Event Processing).

Le mobile du mobile

« Nous souhaitons procurer un avantage à nos clients en leur proposant une plate-forme de développement d’applications mobiles favorisant un développement et un déploiement les plus rapides possible. Une solution qui leur permet aussi de coordonner ces applications et gérer leur cycle de vie, » affirme Michael Saylor.

Comment éviter les applications mobiles ? Et comment ne pas se positionner sur le créneau ? L’occasion d’une plate-forme mobile. Une de plus ? Oracle, IBM, SAP… l’entreprise à l’embarras du choix !

« La plupart de ces sociétés ont acquis des technologies qu’elles ne maitrisent pas totalement et qu’elles tentent d’intégrer à d’autres briques parfois également rachetées, fait remarquer Paul Zolfaghari. Nous avons conçu notre propre code, aussi bien pour le socle technologique que pour les autres plates-formes. Et nos équipes de développeurs en maitrisent tout le spectre ! »

Microstrategy a également rappelé l’existence de ses plateformes Usher (gestion unique de l’identité) et Alert (gestion programmes de fidélisation client jusqu’à l’e-commerce), déjà largement décrites en avril dernier dans nos colonnes (voir « Focus sur les applications mobiles de MicroStrategy : Wisdom, Alert et Usher »).


Auteur : José Diz
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