Où en est Linux sur le poste de travail ?

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Une étude de la Linux Foundation confirme que l’OS libre est devenu une alternative crédible à Windows

Une étude de la Linux Foundation remet les pendules à l’heure et vient rappeler que Linux a sa place même sur le poste de travail, aux côtés de Windows.

L’étude révèle une première surprise : la majorité des postes de travail ‘desktops’ Linux sont déployés à 68,4 % dans les TPE (très petites entreprises), et plus précisément selon la terminologie américaine dans les SOHO (small office / home office).

Les PME sont semble-t-il mois attirées par le pingouin, qui n’occupe que 9,7 % des postes de travail dans les entreprises de 100 à 500 salariés, et 6,2 % dans les entreprises de 1.000 à 5.000 salariés.

En revanche, quand une entreprise adopte Linux, 39,5 % d’entre elles le déploient sur plus de la moitié de leurs postes. Pourtant pour plus de la moitié d’entre elles, 59,6 %, Windows reste dominant.

Autre surprise, il y aurait peu de corrélation entre poste de travail et serveur, puisque chez les 20.000 entreprises qui ont répondu à l’enquête, les postes de travail Linux sont plus répandus que les serveurs Linux ! Et probablement, compte tenu de la forte présence des SOHO, que les serveurs eux-mêmes…

Et l’étude continue d’afficher des surprises. Jusqu’à présent les postes de travail sous Linux concernaient surtout des développeurs et des ingénieurs. 51,4 % de ces utilisateurs sont sous Linux. Mais désormais, à 64 %, les postes Linux sont majoritairement des postes clients.

En matière d’OS Linux déployés, la famille Ubuntu domine à 54,1 %, suivie de très près à 50,2 % par la famille Red Hat Linux (Red Hat, Ferora et CentOS), puis à 35,2 % par la famille Suse Linux (Suse Linux Enterprise Desktop et openSuse). On notera que les entreprises déploient volontiers plusieurs OS Linux.

Ces chiffres changent si l’on s’intéresse à l’usage personnel de Linux, hors des postes en entreprise. Si Ubuntu conserve la tête avec 55,4 % d’utilisateurs, c’est Debian qui suit (22,2 %), puis les deux Linux commerciaux et supportés Novell openSuse (19,5 %) et Red Hat Fedora (16,7 %). Suivent Gentoo (10,2 %), Knoppix (7,1 %) et PCLinuxOS (5,4 %).

Un bémol dans ce monde du libre conquérant, en matière d’applications, c’est plutôt l’attente, en particulier une forte demande pour une version Linux de Photoshop d’Adobe, d’AutoCAD d’Autodesk et de Dreamweaver, toujours d’Adobe. Au point que la famille de logiciels qui semble faire l’unanimité est WINE, l’émulateur qui permet de faire tourner des applications Windows, suivie par les solutions de virtualisation et les applications en ligne du type Google Docs.

Et si on passait à autre chose que Windows Vista ? Une autre étude, commandée par l’éditeur d’appliances de gestion des systèmes KAZE, révèle que le passage à Windows Vista pourrait bien être l’occasion pour de nombreuses entreprises de quitter l’OS de Microsoft.En effet 13 % seulement des entreprises interrogées envisagent de migrer vers Vista – 90 % des entreprises ne l’envisagent pas selon King Research,qui confirme cette tendance – contre 44 % qui regarderaient d’un œil intéressé Mac OS X et/ou Linux !Et selon l’étude de la Linux Foundation, 16,3 % seulement des entreprises ont indiqué qu’elles n’utiliseront pas Linux sur leurs postes de travail…Linux s’impose désormais comme une sérieuse alternative à Windows.

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