ST-Ericsson s’autoproclame champion de la technologie ARM

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NovaThor U8500 © ST-Ericsson

À raison, ST-Ericsson estime proposer des technologies de rupture sur ses SoC ARM. Reste que ces derniers manquent cruellement de sex-appeal.

Un billet intéressant vient d’être posté par Itai Dadon, Business Development Director chez ST-Ericsson, sur le blogue de la société.

Dans cet article, qui fait un point précis sur le phénomène de la convergence des terminaux, dont nous avons encore une fois trouvé une illustration lors du Mobile World Congress de Barcelone, l’intéressé constate que « la course aux cœurs et aux nouveaux processeurs est une impasse, sans une véritable percée technologique ».

Il ajoute : « Si nos concurrents continuent de vouloir appliquer la loi de Moore, ils vont bientôt avoir de gros ennuis. […] Notre NovaThor L8580 bat n’importe quelle plate-forme concurrente que vous lui opposez, non seulement en matière de performance, mais aussi de consommation et d’intégration. […] Avec les plates-formes de ST-Ericsson, les OEM et les clients en ont plus pour leur argent. »

Oui, mais…

Il est vrai que le NovaThor L8580, avec sa fréquence de fonctionnement nominale de 2,5 GHz (et pouvant atteindre les 3 GHz), propose la meilleure puissance par cœur de toutes les puces ARM. ST-Ericsson peut ici remercier la technologie 28 nm FD-SOI de STMicroelectronics, qui lui permet de se démarquer de ses concurrents.

Il n’en reste pas moins que cette plate-forme peine à impressionner. Certes, elle est bien plus rapide que les puces ARM actuelles, mais elle n’est que bicœur, quand le quadricœur tend à s’imposer (même s’il reste difficile à exploiter). De plus, pourquoi s’être limité au Cortex-A9, alors que l’architecture Cortex-A15 est maintenant sur le devant de la scène ?

Si le NovaThor L8580 est bien l’offre ARM la plus véloce du marché, le fait qu’elle soit bicœur Cortex-A9 quand tout le monde affiche du quadricœur Cortex-A15, n’en fera pas une star médiatique. La fête s’en trouve du coup un peu gâchée…


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