Stephen Brobst, Teradata : « nous assisterons à la disparition du Big Data par l’intégration »

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Le CTO de Teradata est un visionnaire, l’un des plus grands experts des technologies du datawarehouse. Tout comme pourrait bien devenir incontournable sa vision du Big Data !

Il est venu apporter la bonne parole de l’éditeur auprès de ses clients français et expliquer sa démarche d’intégration du Big Data. Stephen Brobst est l’âme de Teradata, son charismatique CTO (Chief Technology Officer).

Il est également le porteur d’un « framework développé par le MIT (Massachusetts Institute of Technology) visant à examiner les nouveaux scénarios de monétisation des sources du Big Data en maximisant la valeur du business par la combinaison de l’innovation et de la gouvernance ». Les DSI qui ont assisté à son discours ont apprécié son approche pragmatique, qui associe le datawarehouse Teradata, le Big Data Hadoop, et l’analytique Aster Data.

Silicon.fr : L’émergence du Big Data, présenté comme la révolution en cours de la donnée, ne signe-t-elle pas la fin du datawarehouse ?

Stephen Brobst, CTO (Chief Technology Officer) de Teradata.
Stephen Brobst, CTO (Chief Technology Officer) de Teradata.

Stephen Brobst : Le datawarehouse n’est pas mort, et tout est dans la donnée. Les technologies Big Data nous permettent de tendre plus rapidement vers le non structuré, d’évoluer en intégrant la donnée provenant de diverses sources, en particulier la ‘sensor data‘ (NDLR : donnée provenant des détecteurs et des objets connectés). Notre stratégie d’architecture unifiée UDA (Unified Data Architecture), qui repose sur un seul écosystème, nous permet de prendre en compte la diversité de la donnée dont l’utilisateur ne souhaite pas voir l’origine. Les analytics sur toute la donnée, c’est notre travail !

Les États-Unis sont en avance par rapport à l’Europe sur l’implémentation du Big Data. Quels sont les retours d’expériences ?

Les entreprises américaines prennent plus de risques, c’est dans notre culture. Nous exploitons la valeur, et nous l’exportons des USA vers l’Europe, qui en revanche fait preuve de plus de sensibilité sur la question de la vie privée. Si la Grande-Bretagne ne fait pas preuve d’innovation, c’est en France, en Allemagne, en Suisse, et dans les pays du nord de l’Europe que nous trouvons les projets les plus innovants. Aux États-Unis, il y a un an, le Big Data ne concernait que les entreprises ‘.com’ du web. Aujourd’hui, il s’élargit à de nouveaux secteurs, et c’est un vrai phénomène mainstream !

Et comment voyez-vous le futur ?

Dans le futur, nous assisterons à la disparition du terme Big Data par l’intégration des technologies. C’est pour cela que nous avons créé une infrastructure avec UDA, qui permet l’orchestration sur toutes les plateformes. Nous devons comprendre combien le monde change, structurer le questionnement, développer des logiciels pour l’analytique sur de multiples plateformes, détecter et réduire les erreurs, et réduire la complexité.


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