SuVolta : un modèle de licence à la ARM pour le process

Composants

Fujitsu annonce la production de masse d’une puce de traitement d’image mettant en œuvre le transistor Deeply Depleted Channel de SuVolta. La société californienne entend bien devenir le pendant process d’ARM en licenciant sa technologie.

Fujitsu est la première compagnie titulaire d’une licence pour la technologie avancée à transistors DDC (Deeply Depleted Channel) de SuVolta. Initié en 2011, le partenariat se concrétise avec la production de masse de la puce MB86S22AA, un circuit intégré de traitement d’image de la famille Milbeaut.

Un meilleur contrôle des caractéristiques des MOS

La technologie PowerShrink de SuVolta met en œuvre un transistor dit DDC (acronyme anglais de Deeply Depleted Channel). Elle peut être implémentée directement dans les technologies CMOS avancées des fondeurs. Et ce sont les process 65 nm et 55 nm de Fujitsu qui ont été les premiers à en bénéficier.

Cette technologie permet de réduire significativement la dispersion statistique de la tension de seuil (VT) des MOS (ainsi que d’autres caractéristiques des transistors). En conséquence, la tension d’alimentation du circuit CMOS peut être diminuée. La puissance dynamique est alors fortement réduite et les courants de fuite divisés par cinq ou plus encore.

Une réduction de 30% de la puissance consommée

SuVolta et Fujitsu Semiconductor avaient déjà démontré en 2011 le fonctionnement du transistor DDC en l’implémentant dans une mémoire de type SRAM de 576 kb. La tension d’alimentation avait pu être baissée jusqu’à 0,425 volt.

Dans le cas du circuit de traitement d’image annoncé, la technologie “CS250S” combine le process 55 nm de Fujitsu Semiconductor avec la technologie DDC. La consommation d’énergie est réduite de 30% et les performances de traitement multipliées par deux par rapport aux produits existants. Le client peut ainsi opter pour une réduction de la puissance consommée ou bien augmenter les performances à consommation égale.

La technologie de SuVolta vise la très faible consommation et s’inscrit donc dans un modèle de licences à la manière d’ARM. Il n’est donc pas étonnant qu’on la retrouve implémentée dans un circuit de processeur d’images destiné à des DSLR ou des smartphones.

Crédit photo : ©Fujitsu


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