Tagetik : le CPM italien débarque sur l’Hexagone

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Tagetik, éditeur européen de CPM, ouvre ses bureaux en France. Silicon.fr a rencontré Manuel Vellutini, Chief Operating Officer de Tagetik. Perception du marché – sans concessions – et positionnement

Vous ouvrez un bureau en France, mais Tagetik n’est pas un petit nouveau sur le marché du CPM. Comment vous positionnez-vous ?

La société a été créée en Italie en 1986, et l’internationalisation a débuté en 2006 aux USA, en Allemagne, en France, en Espagne, au Royaume-Uni (bureau en 2009), au Portugal, en Suisse, en Hollande… sur toute l’Europe aujourd’hui et à Singapour. Nos solutions couvrent les domaines du CPM [Corporate Performance Management et de la gouvernance financière. Pour accompagner les entreprises sur ces nouveaux marchés avec de nouvelles règles, de nouvelles régulations… une solution unique pour couvrir l’ensemble de ces besoins permet de travailler avec un seul référentiel de métadonnées. Ainsi, le client réduit le travail à faible valeur ajoutée au profit de tâches plus stratégiques. En outre, notre ETL intégré favorise la traçabilité totale avec “plongée au cœur des données” depuis un rapport dynamique ou un tableau.

Une solution supplémentaire, avec des technologies encore différentes ?

Notre produit n’est pas une technologie de plus pour l’entreprise, mais bien une solution unifiée pour les utilisateurs. D’ailleurs, Tagetik est arrivée sur le marché sous la forme d’une société de consulting. C’est pourquoi nous avons conçu une solution qui intégrait déjà les processus que nous connaissions bien. Cela explique les capacités d’intégration très rapide de notre solution, et le fait que nous comptions déjà plus de 300 clients dans le monde.

Pour intégrer notre solution qui réunit CPM et Gouvernance financière, aucune ligne de code n’est nécessaire. Reposant sur des technologies standard Java, notre logiciel est ipso facto multiplateforme. Une couverture qui facilite la connexion avec les données du client, quels que soient sa base de données ou son ERP. Sur ce marché, le produit à son importance, mais la différence repose plus encore sur l’expérience en matière financière, car nous nous adressons le plus souvent au directeur financier. Il est alors primordial de comprendre le client, sa problématique et ses attentes pour lui démontrer comment le produit peut y répondre concrètement.

Comment analysez-vous les éditeurs concurrents ? SAP, IBM, Oracle…

En tant qu’éditeurs indépendants, nous concurrençons essentiellement des indépendants. Or, il n’en reste plus beaucoup. SAP [NDLR : qui a racheté Business Objects et donc Cartesis], Oracle avec Hyperion ou IBM avec Cognos, déploient des approches technologiques. Notre préoccupation actuelle concerne plutôt la visibilité. Cependant, lorsque nous sommes retenus, nous l’emportons souvent. Ainsi, fin août la banque hollandaise SNS Reaal a contacté tous les acteurs du Magic Quadrant de Gartner, et a finalement retenu Tagetik. En effet, nous avons réalisé le POC (proof of concept, pu prototype avec un jeu de données réelles) le plus évolué et répondant le mieux aux besoins. Et ce, pas uniquement suite à une présentation PowerPoint !

Face à un SAP, que va choisir un directeur financier nécessitant une solution de consolidation : OutlookSoft, Cartesis ou BCS ? Et ne parlons pas de la planification…

Quel est votre modèle de vente ? Et pour quels types de clients ?

En Europe, nous privilégions la vente directe. À l’exception de l’Allemagne où un excellent distributeur très qualifié et exclusif revend notre solution en notre nom, avec des cartes de visite Tagetik. L’implémentation est réalisée par des partenaires et nous assurons l’avant-vente, l’assurance qualité, et le support des partenaires. En outre, nous investissons massivement sur la formation, et offrons deux jours de training gratuits à nos partenaires, spécialisés Finances.

Nous avons déjà deux clients français : les laboratoires pharmaceutiques Menari pour le reporting et le budget, et La Française d’Éoliennes (50 sociétés) pour la consolidation et la conformité réglementaire. La taille d’entreprise va de la banque italienne Unicredit avec ses 30.000 utilisateurs et ses 70.000 comptes, à la modeste Juventus de Turin. Trente banques nous font déjà confiance en Italie, et nous souhaitons nous adresser à ce secteur en France pour apporter notre savoir-faire.

À la fin de chaque projet, nos clients sont totalement autonomes pour utiliser notre solution. Une garantie de réduction des coûts conséquente !


Auteur : José Diz
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