Télégrammes : Fin de vie pour la Kinect, Bad Rabbit succède à Petya, Redécoupage en vue de la zone AMII pour la fibre ?

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En attendant de savoir qui sera le prochain président des Républicains, lisez les télégrammes du soir.

Fin de vie pour la Kinect. Avec son capteur de mouvement interagissant dans les jeux vidéo, la caméra Kinect livré avec la Xbox 360 avait fait sensation en 2009. Mais Microsoft a décidé de la mettre au rebus. Dans une interview de Fastcodesign, son créateur Alex Kipman et le responsable marketing produits Matthew Lapsen, ont annoncé la fin de la production de la Kinect. Si le support logiciel devrait perdurer un temps, l’avenir des outils de développement reste incertain. L’esprit de la Kinect survivra néanmoins à travers des produits comme Windows Hello (reconnaissance faciale) ou le casque de réalité augmentée Hololens qui lui emprunte plusieurs technologies.

Bad Rabbit successeur de Petya. Bad Rabbit, le ransomware découvert le 24 octobre, a probablement été créé par les auteurs de ExPetr (ou Petya) qui, lui, avait semé la panique en juin dernier. « L’algorithme de hachage utilisé lors de l’attaque Bad Rabbit est similaire à celui utilisé par ExPetr », avancent les chercheurs de Kaspersky Lab. Les deux attaques utilisent par ailleurs le même domaine. Et des similarités ont été constatées dans leurs codes sources respectifs. Selon l’éditeur, les attaquants de Bad Rabbit préparaient leurs attaques depuis juillet dernier. Le nouveau malware a fait près de 200 victimes en Russie, Ukraine, Turquie et Allemagne. Plus aucune nouvelle attaque n’est à déplorer aujourd’hui, les assaillant ayant supprimé le code malveillant ajouté aux sites piratés qui permettaient d’infecter les utilisateurs en leur proposant une installation d’un faux lecteur Adobe Flash. A quand le prochain ransomware inspiré de Petya ?

L’Arcep propose de redécouper la zone AMII pour la fibre. L’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) a répondu aux questions du Senat, posées en août dernier, sur la montée en débits en France voulu par le gouvernement et le déploiement du très haut débit. Côté fibre, l’Autorité prône un redécoupage de la zone AMII (ou moyennement dense) où les opérateurs sont appelés à mutualiser leurs infrastructures et éviter les investissements délétères. Il faudrait, pour atteindre les objectifs de 2020, qu’Orange accélère ses déploiements de plus de 60% et SFR de 70%. Un repartage de la zone permettrait aux opérateurs d’accélérer les déploiements. Autrement dit, l’accord de 2011 qui prévoyait qu’Orange couvre 80% des 10 millions de foyers concernés dans la zone concernée pourrait être revu au profit de SFR qui bénéficierait alors de plus que les 20% initiaux. Paradoxalement, ce dernier a annoncé vouloir couvrir l’ensemble du territoire en fonds propres. Une initiative qui préoccupe l’Arcep alors qu’elle risquerait de remettre en cause les projets des réseaux d’initiative publique (RIP) dans les zones rurales du plan France très haut débit (THD). Mais le gendarme des télécoms n’en accueille pas moins favorablement « l’hypothèse d’un territoire qui souhaiterait s’appuyer sur SFR plutôt que de subventionner un projet public ». Sous conditions d’engagement de SFR, bien évidemment.


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