Toshiba veut imposer le SpursEngine dans ses produits

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Il est surpuissant, mais cela ne suffira peut être pas. Le SpursEngine est-il destiné à rencontrer le succès, ou à vivre dans l’ombre des GPU ?

Le Toshiba SpursEngine SE1000 est un processeur dérivé du Cell, une architecture employée dans la Sony PlayStation 3 et les IBM BladeCenter QS21/QS22. Avec son unité d’encodage et de décodage de flux Full HD (1980 x 1080 points), le SpursEngine se veut un moteur de traitement vidéo aussi universel que puissant.

Contrairement au processeur de la Playstation 3, il n’est cadencé ici qu’à 1,5 GHz (et non pas 3,2 GHz) et ne comprend que quatre SPE (Synergistic Processing Elements), contre huit pour le Cell Broadband Engine. Sa puissance de calcul brute s’établit tout de même à 48 GFlops.

Le kit de développement prend la forme d’une carte PCI-Express 1X, pourvue de 128 Mo de mémoire XDR. La compagnie prévoit d’intégrer cette technologie, dès cette année, dans les ordinateurs portables Qosmio à vocation multimédia. Les performances promettent d’être explosives.

Toshiba évoque même la possibilité d’inclure le SpursEngine dans certains de ses téléviseurs. Il pourrait alors appliquer des effets en temps réel aux images (zoom…) et permettre l’enregistrement des vidéos en H.264, sur un disque dur intégré.

Mais il ne faut pas voir en ce processeur un simple moteur d’encodage/décodage, capable d’appliquer quelques effets. Sa puissance de traitement est telle qu’il pourra également être exploité par les logiciels de montage vidéo. Mais dans ce domaine il risque fort de rencontrer une concurrence inattendue, celle des GPU des cartes graphiques.


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