Bouygues Telecom se maintient en tête des sites 4G

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Plus de 30 000 sites mobiles sont aujourd’hui exploités en 4G au 1er juin 2017. Notamment grâce au dynamisme de Bouygues Telecom et d’Orange.

Bouygues Telecom a-t-il senti le souffler le vent du boulet ? Alors que, à la course au déploiement de la 4G, SFR était en train de rattraper le numéro un du secteur en nombre de sites mobiles très haut débit (THD) activés, la filiale de Bouygues a décuplé d’effort au mois de mai pour maintenir ses distances avec le numéro 2. Bouygues Telecom a mis en service 680 sites en mai contre 267 du côté de SFR. La filiale d’Altice (dont elle héritera bientôt du nom) semble d’ailleurs accuser une baisse de régime alors qu’elle mène la course en tête depuis 6 trimestres. Orange en profite pour allumer 380 sites et Free 105, selon les chiffres de l’observatoire des réseaux mobiles de l’ANFR (Agence nationale des fréquences).

Orange premier sur les autorisations

Si Bouygues Telecom a allumé le plus de sites, c’est Orange qui a obtenu le plus grand nombre d’autorisations d’exploitation de points haut LTE. En mai, l’opérateur en a comptabilisé 478. Ce qui dénote un certain regain de dynamisme que l’opérateur historique semblait avoir perdu ces derniers mois tout en revendiquant la plus large couverture mobile 4G (plus de 90% de la population). Bouygues Telecom reste également très actif avec 421 demandes largement devant les 345 de SFR. En retrait, Free a pour sa part obtenu 201 autorisations. Au final, Bouygues Telecom comptabilise 12 373 sites activés (sur 14 827 autorisations), SFR se maintient devant Orange avec 11 726 points hauts en services (14 086 autorisés) contre 11 606 (13 465) respectivement. Free ferme le ban avec 8 274 pylônes et autres toits-terrasse (pour 11 158 autorisés).

Au total, la métropole compte 35 118 sites 4G dont 30 388 en service. Le pourcentage de sites activés (2%) a légèrement progressé en mai (1,9% en avril) alors que celui des sites autorisés accuse un recul avec 2,1% de demandes en plus le mois dernier contre 2,4% précédemment. Les sites autorisés se répartissent ainsi : 26 640 dans la bande 800 MHz (+3,1% sur un mois); 22 129 en 1 800 MHz (+3,6%); 22 859 sites 2,6 GHz (+1,8%); et 986 avec du 700 MHz (+0,7%).

Le 700 MHz fait son entrée chez Orange

Si la plupart de ces derniers (967) appartiennent à Free (qui en exploite 726 comme alternative aux infrastructures 800 MHz dont il est dépourvu), Bouygues Telecom semble également décidé à avancer sur ce terrain. L’opérateur en détient aujourd’hui 23 (dont 9 en service) et a obtenu 4 autorisations en mai alors que Free ralentit la cadence avec 2 demandes seulement (et 6 activations). Orange y fait une timide apparition en obtenant une première autorisation. Probablement à des fins expérimentales dans un premier temps. Trop concentré sur le développement des actifs, SFR reste pour l’heure à l’écart du 700 MHz. Rappelons que, en regard de leurs obligations de licence, les opérateurs devront avoir couvert 50% de la population de la zone prioritaire (les grandes villes) et 60% du réseau ferré début 2022.

Le déploiement de la 4G progresse également dans les territoires d’Outre-Mer. Guadeloupe, Martinique, Guyane, Saint-Barthélemy et Saint-Martin, La Réunion et Mayotte et la Nouvelle Calédonie y disposent de 1 559 sites autorisés pour 1 393 effectivement allumés. Orange s’y inscrit comme le premier des opérateurs avec 705 sites exploités (sur un total de 784) devant SFR qui, en regroupant les filiales Outremer Telecom et SRR, exploite 529 antennes (541 autorisées).


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