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Cloud souverain : Cloudwatt sort enfin ses premières offres

Patrick Starck Cloudwatt
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Dans un entretien avec la rédaction, Patrick Starck, président de Cloudwatt, a confirmé l’ouverture des premières offres commerciales du Cloud souverain. Un an après le lancement de la société.

Un an après la conférence officialisant son lancement, Cloudwatt a mis hier soir ses premières offres sur le marché.  Ces dernières, disponibles en bêta depuis avril dernier auprès d’un groupe fermé d’utilisateurs,  concernent le volet stockage du futur porte-feuille du Cloud souverain, financé par Orange Business Service, Thalès et la Caisse des dépôts.

Cloudwatt propose ainsi une offre de partage de fichiers et de collaboration (Cloudwatt-box), liée à des espaces de stockage. Le coût de cette offre collaborative s’élève à  42 euros HT par an et par utilisateur, somme à laquelle il faut ajouter l’espace de stockage (50 Go sont offert). Pour 1 To et 50 utilisateurs, par exemple, le coût annuel monte à 3 100 euros HT. Côté stockage seul, le To d’espace est facturé 1 000 euros HT à l’année.

A titre de comparaison, Dropbox facture 100 Go d’espace 99 dollars à l’année ou moins de 10 dollars au mois.

« Sur ce type d’offres, la facturation à l’usage est peu adaptée, explique Patrick Starck, le président de Cloudwatt. Quand une entreprise commence à utiliser ce type de fonctions de partage, elle ne se situe pas dans un usage ponctuel. Ce constat fait d’ailleurs partie des commentaires que nous ont adressés les entreprises impliquées dans la phase des tests. »

La facturation à l’usage sera par contre adoptée pour les offres de puissance de calcul, un pan de l’offre Cloudwatt qui doit entrer en bêta dès le début 2014, selon le dirigeant. « Notre plan est de disposer au premier semestre 2014 d’une offre complète sur le socle de base : la puissance de calcul, le stockage et la gestion de la bande passante », assure Patrick Starck.

Maîtriser OpenStack demande du temps

Pourquoi un tel délai ? « Contrairement à Numergy par exemple, qui a annoncé ses offres dès septembre 2012 en revendant des services produits par son actionnaire SFR, nous avons choisi de construire notre architecture et nos services en partant d’une feuille blanche. Et en nous basant sur un environnement Open Source, OpenStack, pour maîtriser notre destin. Si Cloudwatt avait signé avec les grands noms du marché, HP, VMware ou d’autres, nous serions aujourd’hui prisonniers de leurs plans de développement. Alors que notre stratégie est de garder notre souveraineté dans les architectures techniques. Nous savions que ce choix était un challenge. Mais, aujourd’hui, notre offre de stockage tourne sur OpenStack, une technologie que nous maîtrisons en profondeur. »

Une maîtrise qui demande du temps donc, selon le dirigeant. Et visiblement plus que prévu. Dans un entretien publié chez nos confrères du MagIT en février dernier, Patrick Starck promettait l’ouverture du service de puissance de calcul (VM à la demande) dès le mois de mars. En octobre dernier, lors de son lancement, la société assurait déjà que les premières offres seraient lancées avant la fin de l’année 2012.

L’entreprise de Cloud souverain affirme aujourd’hui travailler à la seconde étape de son développement, la mise en place d’une place de marché applicative et d’un environnement de développement dans le Cloud (Paas). Objectif : fournir un environnement où pourront se déployer les éditeurs et intégrateurs à valeur ajoutée.

Rappelons que, pour assurer son développement, Cloudwatt a les poches profondes, ses différents actionnaires lui apportant 225 millions d’euros (dont 75 millions d’argent public via la Caisse des dépôts). Même si ce capital sera libéré graduellement, au gré du développement de l’entreprise.

Retrouvez dans nos prochaines éditions l’intégralité de l’entretien avec Patrick Starck.


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