Résultats : Free redevient n° 2 dans le fixe

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Free revendique plus de 6,2 millions d’abonnés fixes et a recruté plus de 400 000 clients mobiles au cours du semestre. Notamment grâce à un réseau 4G étoffé.

Avec près de 6,3 millions d’abonnés fixes revendiqués au 30 juin 2016, Free redevient le 1er opérateur alternatif dans le fixe en volume de clients, derrière Orange. Place que la filiale d’Iliad avait perdu après l’acquisition, fin 2014, de SFR par Numericable. Un retour en grâce rendu possible parc les 123 000 recrutements comptabilisés au cours du premier semestre 2016. Soit autant que l’année dernière à la même période. Néanmoins, l’Arpu (revenu mensuel moyen par abonné) recule à 33,90 euros, contre 34,50 en 2015 (et 35,80 en 2014). Un recul que la maison mère Iliad justifie par « un contexte toujours fortement concurrentiel et caractérisé par une agressivité commerciale et tarifaire des concurrents ». Il est vrai que les promotions Freebox à 1,99 euros (essentiellement sur Ventes privées) tirent forcément les dépenses moyennes des abonnés par le bas. Néanmoins, l’Arpu moyen de la Freebox Revolution, l’offre premium, se maintient au-dessus des 38 euros.

Si le groupe fondé par Xavier Niel a déployé 600 000 nouvelles prises FTTH au cours du semestre et propose désormais son offre fibre à 3,1 millions de foyers, il reste discret sur le nombre d’abonnés qui profitent effectivement de la fibre optique à domicile. Mais l’opérateur entend accélérer les recrutements en très haut débit (THD) ou, du moins, les déploiements. Les 4 millions de résidences raccordables au THD sont dans le viseur de Free pour la fin de l’année (9 millions en 2018 et 20 millions en 2022).

12 millions d’abonnés mobiles

L’activité mobile progresse également. Elle dépasse les 12 millions d’abonnés grâce aux quelque 400 000 nouveaux utilisateurs comptabilités sur le semestre. Free revendique une part de marché de 17,4% en métropole (hors M2M). En progression de 13,6%, le chiffre d’affaires de l’activité mobile frôle le milliard d’euros. L’opérateur assure que « la part des recrutements nets sur l’offre à 19,99 euros/mois (15,99 euros/mois pour les abonnés Freebox) ne cesse de croitre et atteint un niveau record au premier semestre ». Mais toujours sans détailler la répartition avec le forfait à 2 euros.

L’activité mobile est portée par la 4G dont le nombre d’utilisateurs a doublé en un an, pour atteindre 4,7 millions au 30 juin 2016. En moyenne, chacun d’entre eux consomme 3,9 Go de données par mois (+77 % en un an). Ce serait l’une des moyennes de consommation de données mobiles les plus élevées en Europe. L’ouverture, en mai dernier, des fréquences 1800 MHz, en complément de la bande des 2600 MHz, n’a pu qu’aider à améliorer les recrutements. Sans oublier le généreux forfait de 50 Go et le roaming gratuit depuis toute l’Union européenne notamment. Le support des 700 MHz depuis cet été pourrait conforter la tendance.

69% de la population couverte en 4G

Free revendique aujourd’hui la couverture de 69 % de la population en 4G avec l’ouverture de 900 nouveaux sites très haut débit et l’aménagement de 1 100 autres pour accueillir le 1800 MHz. Des déploiements qui engloutissent l’essentiel des 622 millions d’euros que le groupe a investi sur les six premiers mois de l’année. Même si 237 millions sont consacrés à un premier décaissement pour l’achat d’une licence mobile (932 millions au total).

Au final, Free enregistre une hausse de son chiffre d’affaires de 6,3 % (à près de 2,3 milliards d’euros dont plus de 1,3 milliard généré par l’activité fixe et 973 millions sur le mobile), et une progression de 11,5% de l’Ebitda (808,5 millions), avec une marge en hausse de 1,6 point. Le résultat net bondit de 17%, à 190 millions. De bons résultats qui aideront Free à atteindre son objectif à long terme :  25% de parts de marché dans le fixe et le mobile. D’ici là, l’histoire de l’opérateur passera peut-être prochainement par l’Italie. Début juillet, le groupe a signé un accord avec H3G et Wind pour reprendre certains actifs (fréquences et accords d’itinérance) dans le cadre de la fusion de ces deux opérateurs, obligés de s’alléger pour obtenir le feu vert de la Commission européenne. Réponse le 8 septembre prochain.


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