Silicon Valley Tour : Datadog, Arcitecta et Delphix orchestrent les données

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Pour être crédibles et lever des fonds, les start-ups de la Valley doivent répondre à des problématiques quotidiennes des entreprises. Or, les données et les applications en font partie comme le prouvent Datadog, Arcitecta ou Delphix.

Multiples formats de données, environnements hétérogènes, silos applicatifs… Comment faire fonctionner sérieusement un système d’information aussi hétérogène? Et pourtant, ils tournent! Certes, les DSI “font avec“. Toutefois, des solutions deviennent nécessaires soit pour masquer cette complexité, soit pour apporter une solution innovante, avec migration progressive si possible.

Oliver Pomel (CEO, assis) et Amit Agarwal (debout)
Oliver Pomel (CEO, assis) et Amit Agarwal (debout)

Datadog : le meilleur ami pour veiller sur vos infrastructures applicatives ?

Imaginée par deux centraliens installés aux États-Unis, Datadog est une solution SaaS de supervision et de gestion des performances applicatives (APM). Depuis sa création en 2010 par Olivier Pomel (CEO) et Alexis Lê-Quôc (CTO), la start-up a déjà levé 53,4 millions de dollars. La dernière levée de 31 millions de dollars en janvier 2015 auprès d’Index Ventures a certainement été simplifiée par l’introduction en bourse de New Relic à laquelle est souvent comparée Datadog. Un apport qui lui a permis d’acquérir la société Mortar data, spécialisée dans le Big Data et l’analytique.
« Destinée aux équipes Devops, Datadog offre une supervision des applications de nouvelle génération de type cloud, nécessitant de multiples intégrations technologiques et la connaissance de nombreux langages,» explique Olivier Pomel.
Outre les technologies les plus répandues, Datadog supporte aussi Amazon Web Services, Microsoft Azure, Google Cloud Platform ou OpenStack.
La plateforme récolte toutes les informations provenant de l’infrastructure et de logiciels à des fins de supervision et d’analyse en temps réel. Le tout étant restitué via des tableaux de bord prédéfinis et/ou personnalisables.
« La découverte des composants des infrastructures matérielles et logicielles est dynamique et automatisée. Elle peut être réalisée sans agent, mais s’avère plus efficace avec. Un agent Open Source conçu en langage Python,» ajoute Amit Agarwal, responsable produit chez Datadog.
Datadog emploie aujourd’hui plus de 140 employés, compte plus de 1500 entreprises clientes et annonce une croissance annuelle de plus de 200%.
« Nous allons ouvrir en France une filiale et un laboratoire de recherche,» annonce Olivier Pomel. «L’Hexagone compte de nombreux talents. Cependant, nombre d’entre eux ne souhaitent pas venir aux Etats-Unis.»

Floyd Christofferson, Arcitecta
Floyd Christofferson, Arcitecta

Arcitecta veut orchestrer harmonieusement toutes les données du SI

« Trop de données et pas assez d’information!» lance Floyd Christofferson, responsable marketing chez Arcitecta à San Francisco. «Comment peut-on décider sereinement d’actions en toute connaissance de cause avec autant de multiplicités: des silos de données, des types de données et métadonnées, des cas d’usage et des classifications, des types de stockage…?»

Fort de ce constat, Arcitecta propose sa solution Mediaflux. Installée au-dessus des silos de données, cette plateforme de gestion des informations virtualise les aspects matériels afin de faciliter l’accès et le partage d’information par les applications et serveurs (avec les passerelles nécessaires). La solution assure une gestion et une administration globales de l’ensemble des informations stockées (fichiers, documents, données…). Elle peut même maintenir l’existant sans perturber la production, avec des mécanismes de synchronisation. Une forte automatisation qui se décline également en workflows (éventuellement applicatifs).

La solution MediaFlux
La solution MediaFlux

« Mediaflux ingère, agrège et assure la gestion des données de tous les formats, dans tout environnement matériel et via toute plateforme,» précise Floyd Christofferson. «Les données et métadonnées sont toutes découvertes, indexées et historisées (y compris les données système). Tout devient partageable et accessible (selon les droits et autorisations déjà en place): clients, applications, serveurs, équipements distants…»

Cette application 100% Java/SOAP intègre sa base de données spécifique noSQL baptisée XODB pour stocker les métadonnées, accessibles en XML. Ces métadonnées étant fortement compressées sont montées en mémoire pour gagner en performance sans nécessiter trop de matériel. Côté extensibilité, tous les composants serveur peuvent être disposés en clusters et parallélisés, de même pour les entrées/sorties très critiques pour le stockage.
Arcitecta est une société australienne créée en 1998, également installée à San Francisco. Elle compte parmi ses clients le Département de la Défense australien, de nombreux établissements de santé australiens, mais aussi des services météo en Hollande, ou de grandes entreprises au Royaume-Uni ou en Allemagne. Pour favoriser son développement en Europe, Arcitecta recherche des partenaires intégrateurs plutôt spécialisés en stockage.

Un DaaS au coeur du SI pour gérer le copies
Un DaaS au coeur du SI pour gérer le copies

Avec 75 millions de dollars de plus, Delphix accélère en mode sécurisé

Que d’événements pour Delphix depuis notre dernière rencontre au début de l’été 2014! Avant tout, la société a levé 75 millions de dollars auprès de Fidelity Investments mi-juillet. Ce qui porte le total des fonds levés à 119,5 millions de dollars. Plutôt encourageant pour une société crée en 2008.
Certes, Delphix assure une gestion optimale des copies de données ne nécessitant qu’une partie réduite d’équipements matériels (grâce à une appliance serveur logicielle), sans perdre en fonctionnalités ni en performances. Il est vrai que cette virtualisation des bases de données réduit la complexité des mises à jour de copies de données, et plus encore les délais de mise à disposition de jeux de données.

Mais surtout, la confrontation avec le marché et les clients a permis à Delphix de se positionner plus clairement sur le marché , avec une offre désormais qualifiée de «Data as a Service: la donnée adéquate pour la bonne équipe à bon moment,» annonce Daniel Graves, responsable Produits chez Delphix. «Traditionnellement, avant que le développeur ne dispose des données, il fallait tout un cycle de décisions: administrateur système, responsables du stockage et de la sauvegarde, administrateur de bases de données, manager… Avec Delphix, l’approche Data as a Service offre un catalogue de service à disposition des divers utilisateurs (développeurs, administrateurs, testeurs, etc.).» Grâce à l’automatisation, le cycle de gestion des copies de données est optimal et ne nécessite plus qu’un minimum d’interventions humaines, tout en divisant l’espace requis par 10.

La start-up a racheté Axis Technologies en mai dernier, et a désormais intégré cette technologie d’anonymisation des données (data masking, ou masquage des données) à son offre. C’est-à-dire la possibilité de masquer les informations d’identification parmi les données en les maintenant opérationnelles pour les tests, les développements, etc.
Indispensable pour son expansion, Delphix a noué des partenariats technologiques avec Amazon Web Services, Dell et SAP, et ouvert des filiales au Royaume-Uni, en France, en Allemagne et en Italie.

Au-delà de la gestion des copies de données, et grâce à des mécanismes de synchronisation distants, la solution pourrait aussi être appelée à jouer un rôle plus conséquent au cœur de certains systèmes d’information.

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Crédit Photo : Gustavo Frazao-Shutterstock

Auteur : José Diz
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