Télégrammes : Firefox sur iOS enfin, le quantique pas adapaté au deep learning, Microsoft traque les émotions, Cyanogen chez Telefónica

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En attendant que Paris soit alimenté en électricité 100% verte, les télégrammes du soir carburent toujours à la sueur du front de ses rédacteurs.

  • Firefox sur iOS disponible pour tous. Mozilla aura mis du temps et des versions beta pour livrer son navigateur pour la plateforme d’Apple. La version 1.1 est donc officiellement en ligne sur l’App Store et l’éditeur explique que les utilisateurs vont retrouver différentes fonctionnalités : IntelligenSearch pour les suggestions de recherche, Visual Tabs moteur permettant de gérer plusieurs onglets sur un même écran, ou encore Firefox Sync (pratique pour ceux qui travaillent avec Firefox sur leur PC) et surtout Private Browsing, la capacité de naviguer en mode privé. Les puristes grogneront par l’utilisation de Webkit plutôt que Gecko. Il reste maintenant à savoir si les utilisateurs adopteront ce navigateur mobile pour iOS sur un marché très concurrentiel.
  • L’ordinateur quantique pas adapté au deep learning. Selon un chercheur de Google, qui s’exprimait lors d’un événement organisé par le géant de la recherche la semaine dernière, l’ordinateur quantique n’est pas le système le plus adapté au deep learning, une branche de l’intelligence artificielle notamment utilisée pour la reconnaissance faciale ou vocale ou le traitement automatisé du langage. Rappelons que Google est associé à la Nasa dans un programme de tests du premier ordinateur quantique ‘commercial’, fourni par le Canadien D-Wave. Cette société a récemment mis à jour son système, qui intègre désormais plus de 1 000 qubits, l’équivalent quantique du bit. Selon le New Scientist, qui a eu accès au contrat entre D-Wave, la Nasa et Google. Mountain View pense plutôt exploiter le supercalculateur quantique des Canadiens pour des applications au cœur de ses activités : ranking dans la recherche, placement des pubs ou filtrage de spams. Google devrait tenir une conférence sur ses usages de l’informatique quantique le 8 décembre.
  • Microsoft traque les émotions avec le projet Oxford. L’objectif de cette initiative est de permettre aux développeurs d’enrichir leurs applications avec des capacités de reconnaissance faciale, de détection des émotions, d’interprétation du langage ou encore de suivi des mouvements. L’éditeur vient de proposer deux API. La première analyse, selon ITespresso les visages sur des images fixes et détecte différents sentiments : colère, dégoût, peur, joie, surprise, tristesse et mépris. La seconde améliore les correcteurs orthographiques en introduisant une dimension contextuelle. Elle aborde des problématiques allant des marques déposées aux expressions familières en passant par la notion d’homonymie.
  • Telefónica adopte Cyanogen. L’OS mobile Cyanogen se positionne en alternative à Android, plus ouverte et personnalisable, y compris en intégrant des applications de Microsoft. Après avoir levé 80 millions de dollars au printemps, son éditeur Cyanogen Inc. vient de trouver son premier partenaire distributeur en la personne de Telefónica. L’opérateur lance l’Aquaris X5 du constructeur BQ, également hispanique, sous sa marque Movistar. Derrière un écran de 5 pouces, l’appareil propose un processeur quadri cœur 1,4 GHz, 2 Go de mémoire et 16 Go de stockage avec un capteur photo de 13 millions de pixels. Le tout sous Cyanogen OS 12.1 basé sur Android Lollipop 5.1.1. L’appareil devrait prochainement atteindre le Royaume-Uni et l’Allemagne chez O2. Cyanogen, une menace pour Android ? D’autres s’y essaient, comme Firefox OS. En vain pour le moment.
Crédit Photo : Juefraphoto-Shutterstock

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