2010 année de virtualisation massive des postes de travail selon Citrix

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Après les serveurs, la virtualisation s’attaque au poste de travail pour mieux répondre aux problématiques de gestion de parc et la multiplication des terminaux utilisateurs.

« Cette annonce produit est la plus importante depuis 10 ans. » Pour Pascal Ozanne, directeur marketing Citrix Europe du Sud, l’arrivée de XenDesktop 4 va inciter les entreprises à massivement virtualiser les postes de travails. « XenDesktop 4 répond aux besoins de virtualisation pour la totalité de l’environnement de l’utilisateur en jouant sur deux axes : la limitation de la virtualisation massive et les problèmes techniques. »

XenDesktop 4 promet en effet de répondre aux problématiques des contraintes techniques (mode connecté ou non, interne à l’entreprise ou en mobilité, avec applications spécifiques, etc.) qui nécessitent notamment des infrastructures séparées à travers une seule solution de virtualisation. « L’idée est de prendre en compte tout ce qui existe [comme solutions de virtualisation dans l’entreprise, ndlr] pour livrer un unique service à l’utilisateur sous une seule licence », explique Guillaume Le Tyrant, responsable marketing produit Citrix Europe du Sud.

Pour cela, XenDesktop 4 s’appuie principalement sur deux technologies nouvellement implantées : FlexCast et HDX. FlexCast se présente comme une solution unique centralisée capable de supporter toutes les techniques de virtualisation des postes de travail du marché (utilisateurs et périphériques) que ce soit depuis des OS ou des applications virtualisés, en technologie VDI (virtual desktop infrastructure), HPD (Hosted Physical Desktop) ou côté client pour l’exécution des applications. « A partir d’une librairie de référence d’applications et une seule instance de données de l’utilisateur, FlexCast offre une solution unique [de virtualisation] », explique Guillaume Le Tyrant.

La migration vers Windows 7 va profiter à la virtualisation du poste client

HDX, pour sa part, vise à distribuer les contenus gourmands en ressources de calcul, notamment la vidéo haute définition, les contenus Flash et les ensembles 3D. Et cela de manière indépendante du poste client et du réseau. « Quel que soit le périphérique et le réseau, je suis capable de délivrer de la vidéo HD », assure le responsable marketing. Selon Citrix, HDX permet notamment d’économiser jusqu’à 90 % de la bande passante par rapport aux offres concurrentes. En outre, HDX ajoute le support des périphériques USB « quels qu’ils soient », et gère les flux audiovisuels dans les deux sens. « Cela permet de faire passer de la vidéo en netmeeting. » Autrement dit, la voie à la vidéoconférence, un marché en plein développement, est ouverte en mode virtualisé.

A terme, XenDesktop devrait d’ailleurs devenir le produit fer de lance de Citrix. L’éditeur compte bien sur la nouvelle version pour s’imposer définitivement sur le marché de la virtualisation de « l’environnement numérique de l’utilisateur ». Et 2010 pourrait bien être l’année de la consécration du client virtualisé.

Plusieurs facteurs marquent cette tendance, selon Guillaume Le Tyrant. D’une part, la migration des entreprises vers Windows 7 « qui sera l’occasion de trouver de meilleures méthodes de travail » sans pour autant avoir à forcément remplacer les postes de travail dont la virtualisation offrira une nouvelle jeunesse. D’autre part, la multiplication des périphériques de l’utilisateur (de 2 voire 3 périphériques de travail en entreprise aujourd’hui). Enfin, le changement des choix d’informatique personnelle qui influe sur l’informatique professionnelle. « Aujourd’hui, 50 % des étudiants américains sont équipés d’un Mac. On va vers une mixité des générations, des attentes et vers le modèle du‘Bring your own computer’. » Un ordinateur personnel qu’il faudra bien configurer pour savamment faire cohabiter tâches personnelles et professionnelles dans un environnement sécurisé et simple à administrer. Une gageure à laquelle entend répondre la virtualisation.

Repenser la façon de gérer le poste utilisateur

Cette évolution des usages fait que « l’on va repenser la façon dont on gère le poste utilisateur tout en pouvant anticiper sur les besoins futurs et l’évolution des formats des périphériques ». Une évolution qui a commencé aux Etats-Unis et devrait se faire dans les trois ans qui viennent en France, selon Guillaume Le Tyrant.

XenDesktop 4 vise toutes les entreprises qui ont une gestion de parc. Autrement dit, toute organisation à partir d’une cinquantaine de PC. Ce qui ouvre un marché au potentiel énorme. D’autant que l’investissement dans les solutions de virtualisation de Citrix est rentabilisée entre 9 et 18 mois, selon Pascal Ozanne. « Même les petites entreprises peuvent espérer jusqu’à 10 % d’économies de gestion de parc », assure le responsable tout en rappelant que « plus l’entreprise est grande et plus les économies d’échelle sont importantes ».

Citrix compte notamment s’appuyer sur sa base installée de 230 000 clients et 100 millions d’utilisateurs pour adopter sa technologie de virtualisation du poste de travail. Particulièrement les 90 % d’utilisateurs qui concentrent leur besoins autour de la virtualisation d’applications avec XenApp. Un programme d’échange « 2 contre 1 » leur permettra de migrer vers le XenDesktop 4 à des tarifs préférentiels.

Pour les autres, les tarifs s’étendent, par licence utilisateur, de 75 dollars pour la version standard (un ensemble de technologie « VDI like », maintenue pour concurrencer l’offre VMWare), 225 dollars la version Entreprise (modèle standard enrichi de XenApp) et 350 dollars la Platinium (Entreprise + fonctions services type SSO, etc.). « On casse le paradigme prix avec nouvelle façon gérer les licences 80% moins cher », souligne Pascal Ozanne. XenDesktop 4 n’a pourtant rien d’une technologie au rabais.

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