Andy Rubin quitte le navire Android

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Cofondateur d’Android, Andy Rubin en chapeautait le développement chez Google depuis 2005. Le voici qui passe le témoin à Sundar Pichai, déjà à la tête de Chrome OS.

Google opère un remaniement dans ses hautes sphères. Andy Rubin, 50 ans, va prendre ses distances avec Android, le système d’exploitation qu’il a mis sur les rails en 2003 et revendu au groupe Internet de Mountain View en 2005.

Officiellement, il passe de sa propre initiative le témoin à Sundar Pichai (40 ans), qui chapeautait déjà le développement de Chrome OS et la division Apps.

En toile de fond, les implications semblent d’autant plus complexes que cette défection, qui fait suite à celles de Scott Forstall chez Apple et Steven Sinofsky chez Microsoft, intervient alors qu’Android est en plein essor.

Implémenté dans 70% des smartphones livrés en 2012, il est pressenti pour prendre cette année les rênes du marché des tablettes, avec le soutien des 85 membres de l’Open Handset Alliance.

Le spectre Samsung ?

À en croire le Wall Street Journal, qui s’appuie sur les témoignages de sources proches du dossier, cette réorganisation du top management coïncide avec l’inquiétude croissante de Google face à la montée en puissance de Samsung.

Il n’est effectivement pas exclu que le fabricant high-tech sud-coréen se mettre tôt ou tard à jouer les dissidents, en créant par exemple un dérivé d’Android dépareillé des services Google.

Mais Andy Rubin a aussi essuyé plusieurs échecs au cours des dernières années, notamment sur le dossier des smartphones Nexus vendus en marque propre.

Il semble en outre que cet “entrepreneur dans l’âme” (ainsi s’est-il décrit à l’heure de tirer sa révérence) ait suscité des dissensions en interne, en restreignant les effectifs dédiés au développement d’Android, retardant d’autant l’intégration de certains produits.

L’intéressé ne devrait pas pour autant quitter Mountain View. Il est question d’un reclassement au sein des laboratoires X, d’où sont notamment sorties les lunettes du futur Project Glass.

D’Android à Chrome OS

Dans un autre registre, convient-il d’entrevoir en l’investiture de Sundar Pichai une fusion ou tout du moins une convergence imminente entre Android et Chrome OS ?

Le premier se destine essentiellement aux smartphones et aux tablettes ; le second, aux ordinateurs. Mais les deux plates-formes entretiennent bien des synergies, autour des mêmes services et du cloud.

Elles ont aussi en commun leur navigateur Internet et la prise en charge du tactile, depuis le mois dernier et l’annonce du Chromebook Pixel.


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