Comment Axway se prépare à l’ère du Cloud

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Spécialisé à l’origine dans les échanges de fichiers, Axway a étendu sa couverture fonctionnelle, essentiellement par rachats, pour gérer tous les échanges d’une entreprise avec ses partenaires. Y compris à l’ère du Cloud. Une extension qui a donné naissance à une suite progicielle.

Dans la continuité de sa stratégie d’internationalisation et de construction d’une offre sous forme de suite, l’éditeur français Axway muscle son équipe de direction, avec l’arrivée de professionnels confirmés du logiciel. Nick Ferrante, un ex-IBM (il était directeur des ventes mondiales pour IBM Business Solutions), devient ainsi vice-président en charge des ventes. Paul Shortell, un transfuge d’Oracle, prend lui la tête des services en Amérique du Nord, tandis que Laurent Bride, ex-BO et ex-SAP, va piloter la R&D de l’éditeur français, les équipes de recherche et développement étant réparties entre les Etats-Unis, l’Asie et l’Europe.

Depuis sa séparation d’avec Sopra, en 2011, Axway, 6e éditeur français en 2012 selon le classement de Truffle Capital, a largement étendu son offre, via des rachats successifs. Dont celui il y a un an de l’éditeur irlandais Vordel, spécialisé dans la gestion des API et des problématiques de sécurité s’y rattachant. « La logique de ce rachat consistait à construire une suite logicielle couvrant les problématiques de gouvernance des flux de données quel que soit le mode d’échange : messages, EDI, transferts de fichiers…, explique Jean-Claude Bellando, directeur marketing produit d’Axway (en photo) dans un entretien avec la rédaction. Certes la gestion des API nous permet de discuter avec des environnements mobiles et Cloud, mais, au fond, les problématiques restent inchangées : avec qui échange-t-on des informations ? ; quelles sont les données échangées ? ; les transferts se déroulent-ils conformément aux cahiers des charges ? ; etc. »

Systèmes distribués… et gouvernance unifiée

Aujourd’hui disponible, cette suite, baptisée Axway 5, propose un référentiel de services (eux-mêmes étant disponibles sous forme d’API), un référentiel de flux (permettant leur réutilisation) et s’enrichira bientôt d’une gouvernance unifiée (afin par exemple d’appliquer les exigences d’un partenaire donné à un ensemble de flux).

Si Jean-Claude Bellando constate que les projets autour du Cloud restent avant tout dominés par une logique d’échange de point à point, c’est bien sur l’éclatement des systèmes d’information résultant de la montée en puissance de l’informatique en nuage que mise Axway. « Les infrastructures sont de plus en plus complexes, les systèmes étant de plus en plus distribués », constate Jean-Claude Bellando. Lors de re:Invent, la manifestation organisée par Amazon Web Services, l’éditeur hexagonal a d’ailleurs annoncé la disponibilité de sa solution de gestion d’API sur le Cloud d’Amazon.

Gartner prévoit d’ailleurs que d’ici à 2017, plus des deux-tiers de tous les nouveaux flux d’intégration sortiront du périmètre du pare-feu de l’entreprise. « Le flux va devenir indépendant de la plate-forme technique, pronostique Jean-Claude Bellando. Il faudra les gouverner de façon centralisée – et non plus nœud par nœud – pour les déployer sur l’ensemble des canaux et des applications. » Une façon de dire que Axway compte bien profiter du retour des DSI sur le sujet du Cloud : si les projets applicatifs dans le nuage ont souvent été lancés par les métiers sans leur aval, les problèmes d’intégration qui en découlent – et qui vont encore s’amplifier – devraient signer leur comeback dans les mois qui viennent.


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