Les bases de données NoSQL ne font pas d’ombre aux SGBDR

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Certes la popularité des bases NoSQL explose. Sans toutefois ternir celle des bases de données relationnelles classiques. Ni même menacer, à court terme, leur domination.

Malgré l’intense actualité technologique dans le monde des bases de données –avec l’irruption des bases NoSQL ou encore le retour sur ce marché de SAP -, les produits les plus populaires ne changent guère. Basé sur un certain nombre de paramètres (mentions sur le Web, nombre de discussions techniques, offres d’emploi, nombre de profils LinkedIn, score Google Trends, citations sur Twitter), l’indice de popularité des SGBD calculé chaque mois par DB-Engines consacre le même top 3 depuis de nombreux mois : Oracle, MySQL (également entre les mains de la firme de Larry Ellison) et Microsoft SQL Server. Trois bases de données relationnelles « classiques ». Et un tiercé très stable depuis près de deux ans.

DB Engine Top 5
Le top 5 des bases de données du mois d’août 2014, selon DB-Engines.

Derrière ce trio qui semble intouchable par le peloton des poursuivants pour encore de nombreux mois, se détache PostgreSQL. La base de données relationnelle open source améliore son indice de popularité de 37 % en un an. Idem, dans une moindre mesure, pour DB2, la base relationnelle d’IBM (+ 26 %). Bref , la popularité des bases de données relationnelles ne semble pas pâlir malgré l’irruption de technologies nouvelles, orientées documents.

SAP Hana : un frémissement, pas encore un engouement

Et ce, même si les produits nés de cette vague technologique associée au Big Data gagnent eux aussi en popularité. Et rapidement. Le meilleur exemple est apporté par MongoDB, dont l’indice de popularité a progressé de 52 % en un an. La base NoSQL commercialisée par la société éponyme est désormais bien installée dans le top 5 du classement DB-Engines et talonne PostgreSQL, le numéro 4. D’autres technologies, comme le projet de la fondation Apache Cassandra (+ 72 % en un an), la base de données NoSQL In-Memory Redis (+ 122 %), le sous projet de Hadoop HBase (+ 68 %) ou encore le moteur Elasticsearch (+ 225 %), illustrent l’explosion du mouvement NoSQL et son utilisation croissante. Mais cette progression ne se fait pas aux dépens des bases historiques.

DB Engines NoSQL
La hiérarchie au sein du mouvement NoSQL.

Portée par la machine marketing de SAP, la base de données In-Memory Hana, qui porte l’essentiel des développements futurs du premier éditeur européen, voit elle aussi sa notoriété progresser fortement (+ 159 % en un an). La technologie n’a toutefois pas encore intégré le Top 20 des bases les plus populaires. Selon DB-Engines, la notoriété de Hana reste ainsi 4 fois moindre que celle de ASE, la base de données relationnelle de Sybase aujourd’hui également aux mains de SAP suite au rachat de l’éditeur américain par ce dernier. Tout récemment, une étude du club utilisateurs de SAP aux Etats-Unis montrait que les DSI s’interrogent encore sur les scénarios métier susceptibles de justifier l’investissement dans la base de données In-Memory de l’Allemand.

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Crédit photo : Bruce Rolff / Shutterstock

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