E-commerce inter-entreprises, l’Etat veut aller plus loin

Régulations

Alors que l’e-commerce grand public connaît une forte croissance, (53% en 2005), la pénétration du commerce électronique inter-entreprises (B2B) reste encore en deçà du potentiel réel de ce marché

Ce mardi, la fédération des entreprises de vente à distance (Fevad), a présenté au ministre de l’industrie François Loos, son

“livre blanc du commerce électronique interentreprises”. Ce rapport souligne l’importance croissante de cet e-commerce entre sociétés et dénonce le manque d’implication de l’Etat dans ce domaine. En 2005, le marché B2B français est tout de même évalué à près de 40 milliards d’euros soit, comme le souligne le quotidien le Figaro, un résultat quatre fois supérieur à celui de l’univers de la vente en ligne entre particuliers. Seulement voilà, les entreprises françaises sont globalement à la traîne est dans l’ombre des autres pays européens notamment du Royaume-Uni où 44% des entreprises effectuent plus de 5% du total de leurs achats en ligne et aussi de l’Allemagne où 35% des entreprises réalisent plus de 5% du total des achats en ligne. En France, seulement 19% des entreprises effectuent plus de 5% du total de leurs achats en ligne. Une étude du cabinet “e-Business”, met également en exergue ce retard des entreprises françaises. Menée auprès des entreprises de l’Union, elle montre que seulement 40% des entreprises de l’Hexagone achètent en ligne contre 70% au Royaume-Uni et 60% en Allemagne. Mais le bilan du marché B2B français n’est pas aussi noir, puisque certains secteurs d’activités échappent à cette morosité : les télécoms, l’aéronautique, l’électronique, la construction automobile et la chimie-pharmacie. Les cinq propositions du ministre de l’Industrie Pour les spécialistes de la Fevad, si l’e-commerce interentreprises est en retard dans le pays c’est notamment parce que l’Etat et les collectivités locales ne s’impliquent pas suffisamment dans ce marché pourtant dynamique. François Loos a donc décidé de reprendre les cinq propositions de la Fevad pour soutenir le B2B. Tout d’abord, le ministre a demandé la mise en place d’indicateurs statistiques précis sur ce marché de façon à en connaître l’évolution. Ensuite, il compte faciliter les commandes et les règlements en ligne des entreprises en s’appuyant notamment sur le plan “TIC PME” du ministre de l’Economie, Thierry Breton. Ce programme doit permettre une meilleure organisation des PME en filières. La troisième proposition est plus délicate, puisque pour la Fevad, l’e-commerce B2B doit, d’ici à 2010 représenter 10% du total des ventes en ligne. Quatrième recommandation, favoriser les investissements technologiques dans le secteur du e-commerce. Et enfin cinquième et dernier point soulevé par le ministre et la Fevad, s’appuyer sur la confiance du consommateur vis-à-vis de l’e-commerce pour soutenir les ventes B2B. Rappelons enfin que le Code des marchés a été modifié et aménagé pour simplifier et favoriser les achats en ligne. Reste donc à l’Etat et aux collectivités de soutenir l’e-commerce interentreprises.


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