Eric Schmidt rêve d’une régulation allégée en Europe

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Le CEO de Google a donné sa vision de ce que pourrait être la prochaine ère numérique de l’Union européenne. Eric Schmidt défend une régulation allégée pour dynamiser les recrutements.

Neelie Kroes, Commissaire à l’économie numérique de la Commission européenne, quittera son poste le 31 octobre prochain. Mais avant de partir, elle a décidé de donner la parole chaque jour à des personnalités du numérique sur son blog institutionnel. Pour son premier intervenant, la Commissaire a, il faut bien l’avouer, joué la provocation en accueillant une tribune d’Eric Schmidt, le CEO de Google. On connaît les liaisons tendues que la firme de Mountain View entretient avec l’exécutif Bruxellois, notamment sur les questions de concurrence et plus récemment sur l’application du droit à l’oubli.

Mais peu importe ces bisbilles, Eric Schmidt a donc publié son message intitulé « Embrasser une nouvelle ère numérique en Europe ». Il débute ses propos en rappelant la glorieuse histoire de l’innovation en Europe, le GSM, la radio et la télévision, mais s’interroge si l’Europe peut continuer à innover. Pour cela, il est nécessaire de tout faire pour faciliter la vie des entrepreneurs qui prennent des risques. Cela passe par des ruptures et des actions de la part de l’Union européenne. Il salue par exemple l’intervention de Neelie Kroes contre la décision de la justice Belge d’interdire le service de chauffeur, Uber (dont un des actionnaires se nomme Google).

L’autre axe des propos d’Eric Schmidt est de lever les barrières au développement de l’Internet et en particulier les contraintes réglementaires. Il milite pour que les 28 pays membres assouplissent leur régulation. L’objectif est de créer ainsi un marché unique du numérique où « Les start-up pourraient avoir accès directement à un demi-milliard de consommateur ». La conséquence directe serait, selon le dirigeant, une augmentation des recrutements. « Les entreprises du numérique joueront un rôle central pour aider les européens à trouver du travail », précise Eric Schmidt avant d’ajouter « que la flexibilité du travail est un challenge que l’Europe devra relever, tout comme l’apprentissage de l’échec ». Par contre rien n’est dit sur l’harmonisation fiscale pour lutter contre l’optimisation fiscale au sein de l’Union européenne. Un sujet toujours délicat à aborder…

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