Geo-événement 2006 : NeoGlobe, moteur de cartographie orienté métier

Régulations

La jeune SSII Itelios a lancé un projet de start-up ambitieux, NeoGlobe, premier moteur de cartographie 3D Web français orienté métier. Son objectif: proposer à des non-spécialistes des solutions de cartographie stratégiques pour leur métier

Visioplaine est une application développée conjointement avec la S2B,

Société de Services des Betteraviers, qui accompagne les agriculteurs qui cultivent la betterave à travers des services de télédétection par satellite, de conseils agronomiques, d’outils de pilotage des cultures au quotidien, orientés vers l’agriculture de précision et l’amélioration des pratiques culturales. Visioplaine est la première application développée sur la base du premier moteur de cartographie 3D Web français orienté métier, NeoGlobe, développé par une jeune SSII, Itélios, créée en 2003. “Depuis l’origine, Itelios possède une forte expertise dans les technologies de l’information et cible les grands comptes. Je suis moi-même centralien et mon associé vient de Dassault Systèmes. Mais nous avons trouvé dans le projet NéoGlobe l’opportunité de faire converger des IT“, confirme Christophe Claudel, le président d’Itelios. “Avec NeoGlobe, nous nous adressons à des gens pour qui la cartographie est un élément métier mis qui ne sont pas des spécialistes. Ils doivent gérer beaucoup d’informations qui leur sont propres et intégrer une dimension collaborative. C’est pourquoi nous développons pour eux des fonctions de cartographie métier.” “Nous partons d’un socle de cartographie 3D et nous apportons la capacité d’immerger l’utilisateur dans son monde réel. Avec la 3D, nous passons d’une représentation plan à une réalité. Ce qui nous différencie, c’est l’intégration de notre moteur de cartographie 3D à une plate-forme Internet avec une personnalisation des fonctions dans l’approche métier.” Pour Christophe Claudel, Google Earth – évoqué sur tous les stands du salon Geo-événement 2006 ! – est intéressant pour l’expérience de l’utilisateur. Mais comme toutes ces solutions d’imagerie satellitaire proposées par les portails Internet, il manque la capacité de personnalisation du Web et surtout métier. “Google Earth ne répond pas à une problématique de production. Le marché est à fort potentiel et il se démocratise. Mais ce que l’application Visioplaine et l’agriculture de précision nous ont permis de confirmer, c’est que nous avons atteint le seuil économique qui permet aux projets de voir le jour.” Au vu des excellents retours du salon, il se veut ambitieux avec NéoGlobe. Lorsque ses concurrents n’en sont encore qu’à la représentation des données, sa solution est déjà dans l’interaction et propose plus de fonctions. “Nous nous adressons à des utilisateurs finaux, qui utilisent la cartographie dans leurs processus et qui travaillent sur une plate-forme collaborative avec une personnalisation des fonctions.” Et quand on évoque sa démarche de start-up, Christophe Claudel sourit: “On nous appelle ‘start-up’ depuis NéoGlobe. Nous sommes une SSII rentable, et nous n’avons pas perdu un client depuis notre création. Notre c?ur d’expertise est sur les technologies Microsoft orientées architecture, avec des processus de mobilité, de CRM et d’e-commerce.” NéoGlobe a été développé sur les fonds propres d’Itelios, sous .NET 2.0 en C# et C++, avec SQL Server 2005 et des services Web. “Nous devrions être une référence SQL Server?” Lire la suite de notre article après la photographie de Christophe Claudel >>> Visioplaine, première application métier de NeoGlobe

NeoGlobe n’intègre pas les fonds de carte. Dans ce cas précis, les images satellites fournies sont de faible définition mais en revanche elles sont régulièrement rafraîchies. Dans l’application Visioplaine, elles sont fournies par l’IGN avec lequel a été signé une convention. L’institut accompagne ses cartes des éléments qui vont permettre de reconstituer le relief, les réseaux (routes, hydrographie, énergie), ainsi que Scan25, les cartes de randonnée. L’application permet d’intégrer les données métier, comme la cartographie des sols. À l’agriculteur de personnaliser ses cartes, et en particulier de dessiner ses parcelles, puis d’y intégrer les conseils provenant des experts agronomes, ou encore fournis automatiquement par l’application selon les besoins. Les informations doivent rester interopérables avec d’autres plates-formes. Infoterra d’EADS, par exemple, fournit des services directement liés à l’agriculture. “Pour la filière agricole, les enjeux sont stratégiques. La gestion de l’info est la clé de demain“, nous confirme Christophe Claudel. Et le service, proposé sous forme de licence annuelle de 150 à 300 euros selon son contenu, est amorti dans la foulée.


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