IBM corp: S. Palmisano cède le poste de CEO à Virginia Rometty

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Pour la première fois, le CEO d’IBM Corp est une femme : Virginia Rometty prendra les rênes au 1er janvier. Samuel J. Palmisano reste président du conseil d’administration

Une première dans l’histoire de Big Blue, qui vient de célébrer ses 100 ans: son nouveau dg (CEO), élu par le conseil d’administration ce 25 novembre n’est pas un homme. C’est une directrice. Elle se prénomme Virginia. Elle prendra officiellement ses fonctions le 1er janvier prochain, avec le titre de ‘president & CEO’.  Et Samuel J. Palmisano, qui occupait ce poste depuis 2002, reste ‘chairman’ (président du conseil d’administration; il cumulait les deux fonctions).
Virginia Rometty était jusque là directrice des ventes monde (‘global sales leader).  A 54 ans, la nouvelle ‘boss’ exécutive d’IBM, surnommée familièrement ‘Ginni’ est issue du sérail. C’est une pure « IBMer » qui a commencé en bas de l’échelle ou presque. Elle est entrée dans la compagnie en 1981 comme ingénieur système. En 1991, elle a rejoint la division IBM Global Business Services. En 2002, c’est elle qui a piloté le dossier de l’acquisition de la branche ‘consulting’ de PricewaterhouseCoopers – un rachat qui a valu à IBM de consolider une force de frappe, mondiale, de près de 100.000 consultants et experts dans l’univers des systèmes d’information.
A son poste actuel, Virginia Rometty avait la responsabilité des « ventes monde » d’IBM, ce qui recouvrait déjà la stratégie, le marketing et la communication pour le groupe.  Sa rémunération totale  en 2010, selon le magazine Forbes,  s’est élevée à 6,4 millions de dollars.

Palmisano, une décennie d’expansion mondiale

Samuel J. Palmisano, chairman d'IBM corp.
Samuel J. Palmisano, chairman d'IBM corp.

Samuel J. Palmisano laisse derrière lui une situation financière saine. IBM corp a approché les 100 milliards de dollars en 2010, mais n’est plus le numéro un mondial en chiffre d’affaires, ayant été doublé par HP (Hewlett-Packard, qui a atteint les 120 milliards). Mais IBM pourrait retrouver son statut, si HP confirme sa séparation en deux entités (si l’activité ‘PC’ de HP est rendue indépendante, c’est environ 40 milliards qu’il faut retirer du chiffre d’affaires).

De Samuel J. Palmisano, -observe notre confrère ITespresso– on devrait notamment retenir qu’il aura régné durant une décennie  en poursuivant l’expansion dans les pays émergents (Chine, Inde, Brésil, Russie…). En 2008, il a introduit la vision technologique « Smarter Planet » toujours valable et en application chez IBM.
En termes de capitalisation boursière, IBM reste, selon les aléas des cotations, parmi les trois premiers géants mondiaux devant Microsoft.


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