IBM veut fournir un supercalculateur de 20 petaflops à l'administration américaine

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Une performance qui placerait Sequoia en tête des monstres informatiques

Elle est déjà bien lointaine l’époque des Colossus (premier calculateur électronique fondé sur le langage binaire) et autres Sage ou Eniac. Ces premiers superordinateurs inventés vers 1943 figurent déjà au rang de dinosaures de l’informatique.

Que dire alors du Sequoia d’IBM ? L’Energy Dept.américain et la firme travaillent de concert pour élaborer une machine qui disposera de 20 petaflops, soit 20 millions de milliards de calculs à virgule flottante par seconde ! Le monstre, sous Linux, embarquera 1,6 million de coeurs, 1,6 petaoctet de mémoire et plus de 98.000 noeuds de calcul…

Un projet qui devrait voir le jour d’ici à 2012 à en croire le site Computerworld, sous de bons auspices puisque c’est le gouvernement américain qui a passé la commande.

Une fois réalisé, Sequoia battrait son petit frère de Los Alamos, le supercalculateur Roadrunner et le Blue Gene de Cray qui détient (pour l’instant) le titre de la machine la plus rapide de la planète. La bête a été capable de dépasser la barre de 1,6 pétaflops, soit plus d’un million de milliards d’opérations en virgule flottante par seconde.

Il ne reste plus aux chercheurs qu’à concrétiser ce projet tout en mesurant l’aspect environnemental. Sur ce point, Sequoia serait très économique en énergie avec 6 mégawatts par an, l’équivalent de 500 foyers, soit 96 racks réfrigérés pour une superficie totale de 318 mètres carrés.

A en croire le département américain de l’énergie ce supercalculateur devrait être utilisé à des fins de simulations d’essais nucléaires. Sequoia devrait être livré avec un second ordinateur de moindre puissance appelé Dawn. Atomique !


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