Investissements IT : un retour à la croissance en 2021

Les investissements informatiques des entreprises de la zone EMEA (Europe, Moyen-Orient, Afrique) devraient repartir à la hausse en 2021, prévoit Gartner.

Selon le cabinet d’études, après un repli attendu à 6,5% cette année, les dépenses IT pourraient croître de 2,8% en 2021 à 1,07 trillion de dollars (1 075 milliards $). Un chiffre en deçà du niveau d’investissement pré-pandémique. Il n’empêche que :

Tous les segments retrouveraient le chemin de la croissance.

« Pour les entreprises, la voie à suivre en 2021 consiste à accélérer, plutôt qu’à réduire, le rythme de leurs initiatives numériques commerciales et à les financer en réorientant les budgets vers l’IT », a déclaré John-David Lovelock, VP de recherche chez Gartner.

Le segment des terminaux, le plus bousculé en 2020 (-15,1% de baisse attendue cette année), progresserait de 1,7% l’an prochain en EMEA. Plus encore que l’achat d’ordinateurs portables « minces et légers » (+10% prévus), la demande de solutions de bureaux hébergés (DaaS, desktop-as-a-service) progresserait de 60% dans la région en 2021.

Qu’en est-il des autres segments du marché ?

Systèmes, logiciels et services

Le segment des systèmes pour datacenters devrait croître de 4,1%, après un repli estimé à 7,7% cette année. Celui des services informatiques devrait enregistrer un gain de 2,5% en 2021, après avoir reculé de 7% en 2020. Celui des services de communication, le plus étendu du marché en EMEA, augmenterait de 2,2%, après un repli de 2,7% cette année.

Quant aux ventes de logiciels d’entreprise, après avoir reculé d’envrion 4%, elles progresseraient de 6,1% en 2021. Les organisations de la zone EMEA augmenteraient notamment leurs achats de plateformes de collaboration (+17%), de logiciels de sécurité (+11%) et de communications unifiées en mode cloud (+4% en 2021).

Ces investissements seront portés par le travail à distance massif. En France, selon Gartner, la proportion de télétravailleurs atteindrait 34% de la main d’oeuvre l’an prochain. Un taux moins élevé, toutefois, qu’en Allemagne (38%) et au Royaume-Uni (48%).

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