Java: James Gosling demande à Oracle de tenir ses promesses

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En 2007, Oracle avait proposé de libérer le processus de développement de Java. À la veille de la JavaOne 2010, James Gosling veut rappeler à Larry Ellison qu’il lui faudra tenir ses engagements.

Le 2 avril 2010, James Gosling quittait Oracle pour voguer vers de nouveaux horizons. À priori, nulle trace d’un quelconque différend entre le père de Java et le nouveau propriétaire de cette technologie, dont l’avenir semblait alors brillant.

Les récents déboires entre la communauté des logiciels libres et Oracle (concernant essentiellement OpenSolaris) incitent toutefois maintenant à plus de prudence. Ceci est d’autant plus vrai que la firme de Larry Ellison a récemment décidé d’attaquer Google en justice. Bref, la prochaine conférence JavaOne, organisée du 19 au 23 septembre 2010 à San Francisco, ne démarrera pas sous les meilleurs auspices.

Si une version open source de Java ( l’OpenJDK ) est aujourd’hui disponible, il ne faudrait pas qu’Oracle soit tenté de lui appliquer une stratégie de développement à deux vitesses, telle que celle adoptée récemment pour le couple OpenSolaris/Solaris. C’est peu probable, mais James Gosling préfère prendre les devants… avec humour.

Il propose ainsi un ensemble de t-shirts, pin’s et tasses à café siglés du logo « Java – Just Free It », engageant le patron d’Oracle à respecter la demande qu’il avait émise en 2007 en faveur de l’ouverture du processus de développement de Java, qui devait être placé entre les mains d’un organisme indépendant.


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