Klaus Schulz (PFU Fujitsu – scanners) : « Nous apportons de l’intelligence dans la capture »

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La division PFU de Fujitsu est le premier fabricant mondial de scanners, pas ceux que l’on trouve encore avec un volet qui se rabat sur une vitre, mais ceux qui participent à la dématérialisation des documents dans les entreprises.

Klaus Schulz, manager product marketing EMEA de PFU Fujitsu, s’exprime avec l’assurance du représentant d’une société incontournable, qui occupe à elle seule plus de 50 % du marché des « automatic document feeder », les scanners qui capturent les documents et les intègrent dans la solution de gestion des contenus de l’entreprise.

Silicon.fr : comment positionnez-vous aujourd’hui le scanner sur le poste de travail ?

Depuis deux à trois ans, nous avons déplacé l’information du papier vers la donnée. Nous apportons de l’intelligence dans la capture et nous rendons l’information disponible plus rapidement en la plaçant dans les processus de l’entreprise.

Silicon.fr : qu’est-ce qui différencie les scanners face aux MFP (multi-fonction printer) ?

Quelle que soit l’organisation, la capture du document participe de la même routine. Pour des employés dont la quantité de documents à capturer au quotidien peut se chiffrer par centaines, une routine correspond à un processus prédéfini selon son profil, qui accomplit une tâche spécialisée – par exemple de placer le document scanné dans un répertoire particulier – en harmonisant ces opérations sans le forcer à effectuer un travail supplémentaire. Un MFP ne permet pas de réaliser cela, sauf à demander à l’utilisateur d’effectuer des manipulations contraignantes. Sur nos scanners, la routine est automatisée.

Silicon.fr : Comment adaptez-vous votre offre au cloud ?

Depuis un an, le cloud s’est traduit par l’introduction de la mobilité dans les processus de scan. Via Google Docs par exemple, ou encore directement dans Microsoft Sharepoint. C’est pourquoi nous fournissons les connecteurs et les logiciels pour orienter le document vers le cloud. Le scanner devient ici un outil de cloud local ou national, c’est-à-dire qu’en passant par son intermédiaire pour numériser la donnée, l’entreprise s’assure qu’elle reste nationale, orientée vers des centres de données qui ne sont pas hors des frontières où l’entreprise est implanté.

Silicon.fr : et que deviendra le scanner dans le futur ?

Nous avons une visibilité à cinq ans. Le traitement de la donnée va basculer du back-office vers le front office, plus précisément vers le poste de travail, avec des usages individuels. L’information n’est plus à usage unique, nous nous appuierons sur les répertoires et sur la gestion des connaissances. Dans les PME, la gestion du document arrive seulement. Sur un plan technique, nous utiliserons pour cela des encres magnétiques qui permettront de reconnaître automatiquement le document. C’est déjà en cours de déploiement dans le secteur bancaire, pour lequel le « scanning » permet de réduire le coût de possession.

Crédit photo : PFU Fujitsu


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