Le Ballot Screen de Microsoft en passe de résolution à Bruxelles

Régulations

Microsoft a fait de nouvelles concessions pour faciliter le choix d’un navigateur alternatif à Internet Explorer dans Windows.

Plus d’un mois après le lancement de Windows 7, les discussions se poursuivent entre la Commission européenne et Microsoft sur la question du Ballot Screen. Cet «écran de vote» s’inscrit comme la solution qui doit permettre à l’utilisateur de sélectionner le navigateur de son choix dans Windows jusqu’alors livré avec Internet Explorer (IE) par défaut. Microsoft a notamment accepté de prendre en compte les dernières remarques transmises aux instances bruxelloises, notamment par Mozilla mais aussi Opera Software et Google.

La solution proposée par Redmond visait à insérer, au premier lancement de Windows, un écran proposant de choisir parmi les cinq principaux navigateurs du marché : Microsoft IE, Mozilla Firefox, Apple Safari, Google Chrome et Opera d’Opera Software. Mais la présentation de l’offre dans l’ordre alphabétique du nom des éditeurs risquaient d’avantager Apple, qui arrive en premier, et Microsoft, pour la familiarité de l’application et du logo, selon Mozilla. D’autre part, la présence du logo d’IE sur la page était également de nature à influencer le choix de l’utilisateur.

Microsoft a donc accepté de modifier son offre. D’abord en supprimant le logo d’IE sur le Ballot Screen. D’autre part en affichant les offres de navigateurs de manière aléatoire. Comme ça, pas de jaloux. La nouvelle proposition de Redmond pourrait être validée par la Commission européenne avant la fin de l’année. Et mettre fin aux poursuites de Bruxelles à l’encontre de Microsoft suite à une plainte d’Opera Software en décembre 2007.

Une fois le processus accepté par Bruxelles, il restera à le mettre en œuvre techniquement. Le Ballot Screen sera alors installé sur Windows via les mises à jour du système. Une nouveauté qui risque de surprendre, si ce n’est perturber, les actuels utilisateurs. Surtout s’ils ont déjà installé un navigateur alternatif à IE. Ou que leurs habitudes sont trop ancrées pour être prêts à modifier leur environnement de navigation.

Il restera alors à vérifier si l’offre de choix d’un navigateur accentuera, ou non, le déclin d’Internet Explorer. S’il perd des parts de marché depuis plusieurs mois selon l’analyse de septembre de l’AT Institute, IE reste utilisé par 62 % des internautes en Europe, contre 28,4 % pour Firefox, 4,3 % pour Safari, 2,8 % par Chrome et 2,2 % par Opera. A noter également que la multiplication des plates-formes pour les netbooks, notamment l’arrivée attendue en force de Chrome OS déjà proposé avec le Dell Mini 10v, pourrait également accélérer le rééquilibrage du marché.


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