Le dollar, l’épine dans le pied de la reprise européenne

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La dernière séance de l’année 2003 aura été marquée par un nouveau pic historique de l’euro face au dollar, à 1,2648 dollar

La flambée de la monnaie européenne face au billet vert – l’euro a battu un record historique presque quotidiennement depuis la fin novembre ? restera l’information économique principale de la fin de l’année 2003. Bien que l’appréciation de l’euro soit quelque peu exagérée par la faiblesse des échanges en fin d’année, elle prend sa source paradoxalement dans la situation alarmiste de l’économie américaine.

En effet, au moment où les Etats-Unis commencent à tirer profit de la reprise de leur économie, le déficit abyssal dans lequel George W. Bush a plongé son administration, conjugué avec la faiblesse des taux d’intérêts, ne peut que conforter le camp des pessimistes. D’autant qu’il est à craindre que les conseillers de Bush Junior aient sciemment laissé partir le dollar -pour une relance des exportations américaines. L’absentéisme de la Banque Centrale Européenne est aussi inquiétante. La BCE n’intervient pas, ni en parole, ni en action. Dans ces conditions, le dollar devrait continuer de plonger: les économistes s’attendent rapidement en 2004 au seuil des 1,35 dollar pour 1 euro, un taux de change dramatique pour les marges des entreprises européennes présentent aux Etats-Unis. Et il est à craindre que les gouvernements des deux côtés des l’Atlantique n’interviennent pas avant la réunion du G7, début février. Ils pourraient cependant être précédés par le Japon, dont les autorités se sont déclarées prêtes à intervenir afin de limiter l’appréciation du yen face au dollar. Mais l’exemple britannique inquiète? Malgré le relèvement des taux de la Banque d’Angleterre, la livre sterling a atteint son plus haut depuis 13 ans, à 1,7859 dollar.


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