L'OLPC s'embourbe en terre nigériane

Régulations

La justice du Nigeria doit donner son verdict rapidement pour ne pas porter préjudice au projet humanitaire de l’OLPC

Le feuilleton judiciaire qui commence le 22 novembre 2007 par une plainte pour violation de brevet déposée par une société nigériane Lagos Analysis Corp à l’encontre de l’initiateur du projet OLPC Nicholas Negroponte prend une nouvelle tournure.

20 millions de dollars ! voilà le montant stratosphérique que demande Lagos en guise de dédommagement.

La raison de cette réclamation, la plainte déposée par Lagos l’apporte: le projet OLPC et plus précisément les portables XO violent le brevet nigérian numéro RD8489 qui protège les claviers multilingues de la marque Lancor, l’acronyme de Lagos Analysis Corp.

Dans les faits, la technologie incriminée s’appelle Shift 2 et elle équipe les claviers multilingues de la gamme Konyin, qui appartient à Lagos Analysis.

Negroponte, respectable chercheur du MIT n’est pas le seul à être sur le banc des accusés, il se retrouve assis à côté de trois autres multinationales, à savoir Growing Business Foundation, LeapSoft, Alteq, qui participent au projet OLPC.

Pour de nombreux observateurs, qui connaissent très bien ce dossier, cette affaire a pour but d’empêcher, la vente et la distribution des ordinateurs XO sur le territoire nigérian.

Les faits reprochés à Nicholas Negroponte sont graves. Selon Lancor, ce dernier a personnellement acheté des claviers Konyin, puis, à partir de ces deux équipements, le chercheur du MIT aurait procédé a du reverse engineering afin d’enrichir les capacités du XO, notamment la gestion par la machine à 100 dollars des différents dialectes utilisés par les pays clients.


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